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Agnès Luquet, super collaboratrice à Saint-Setiers



Très souvent dans l’ombre, les conjoints d’artisans oeuvrent à la réussite de l’entreprise. Au point d’en être parfois les pierres angulaires, les clefs de voûte. Comme beaucoup d’épouses, Agnès Luquet prend son statut de collaborateur très à cœur. Elle en a fait son métier. Une véritable révolution pour ce couple qui a lâché Paris et le monde du spectacle pour le plateau de Millevaches.



Agnès Luquet est une super collaboratrice. Son job ? Dégager du temps pour son mari, co-piloter l'entreprise et anticiper les changements.
Agnès Luquet est une super collaboratrice. Son job ? Dégager du temps pour son mari, co-piloter l'entreprise et anticiper les changements.
Un choix de vie. Pour fuir la pollution, le stress et la vie en banlieue parisienne, Agnès Luquet, 48 ans et Matthieu Brasseur, 43 ans, ont fait un vrai choix. Celui de s’installer à Saint Setiers, sur le plateau de Millevaches. Venus du monde du spectacle vivant, après s’être rencontrés dans les coulisses du Festival d’Avignon, ils ont travaillé ensemble comme intermittents pour des scènes de renom - le théâtre de la Cartoucherie de Vincennes, les Amandiers de Nanterre… Pendant près de 20 ans, Agnès Luquet a été régisseur son et Matthieu Brasseur, son mari, chef électricien de spectacle. Suite à des contacts avec Village magazine, descendus en train jusqu'à Limoges avec l’opération « Projet en campagne », ils ont flashé pour Saint Setiers et ses alentours, « un petit Canada » où ils vivent depuis 2004 avec leurs deux garçons.

Matthieu est devenu artisan

Agnès Luquet, super collaboratrice à Saint-Setiers
Conscients qu’ici, le spectacle ne pouvait pas les faire vivre, ils créent leur entreprise un an plus tard. Matthieu Brasseur s’installe comme artisan électricien tandis que, de son côté, Agnès Luquet s’investit rapidement dans les associations locales, sa façon à elle de rencontrer les gens et s’intégrer. « C’était important pour nous et aussi pour l’entreprise », explique t-elle.

Je ne pensais pas me prendre au jeu

Très vite, le couple comprend que la création de l’entreprise se fera à deux. Agnès Luquet s’investit naturellement dans l‘aventure. Mais une surprise l’attend : « Je ne pensais pas du tout me prendre au jeu comme ça », lâche t-elle. Fille d’entrepreneurs, elle s’engage à 200%, gagne les encouragements familiaux. Dès le début, elle travaille sur le nom, le logo, l’habillage du camion, le site internet. Ensemble, ils décident de jouer la différence en s’appelant « 1000 watts », en référence à Millevaches, bien entendu.

Dans le même temps, elle décide de préparer le Brevet de collaborateur du chef d’entreprise artisanale (BCCEA) avec la Chambre de métiers. Une formation dont elle se dit « hyper contente ». Parce que, au-delà des enseignements apportés, la formation de niveau Bac « colle parfaitement aux étapes de construction de l’entreprise. Mais elle permet aussi de rencontrer d’autres femmes d’artisans et de garder le lien. Ce qui est vraiment un plus ».

Le BCCEA est idéal pour se préparer à la conduite de l’entreprise et rencontrer d’autres conjoints d’artisans.
Le BCCEA est idéal pour se préparer à la conduite de l’entreprise et rencontrer d’autres conjoints d’artisans.

Pour moi, c’est un vrai métier !

Aujourd’hui, Agnès Luquet est une pièce maîtresse de l’entreprise. « Quand on me demande mon métier, je dis collaboratrice d’artisan. Pour moi, c’est un vrai métier. On est maître à bord, autant que le chef d’entreprise. Il y a plein de décisions que je prends toute seule. Je contacte les clients, explique le choix des technologies proposées, les relance. Je ne suis pas son assistante. Non, c’est beaucoup plus. C’est une vraie collaboration », lance t-elle.

Au quotidien, Agnès Luquet est partout. Au point d’être parfois plus connue que son chef d’entreprise de mari. Elle assure le standard, les saisies comptables, les déclarations de TVA, réfléchit à la gestion de l’entreprise. Se rend à la banque, rencontre les organismes et prépare, avec lui, les devis. Parfois, elle donne un coup de main sur les chantiers, tire les gaines, fait du câblage à l’occasion… « Mais, c’est ça le boulot de conjoint collaborateur ! Et beaucoup de femmes d’artisans le savent… »

Après la communication, la comptabilité, la gestion et l’informatique, Agnès Luquet prépare actuellement le module commercial du BCCEA. Un sujet qui tombe à pic puisque l’entreprise vient d’élargir son champ d’activité. Depuis le 1er janvier dernier, le couple a repris l’entreprise de plomberie chauffage voisine. Roland Tindillière, parti à la retraite, forme Matthieu Brasseur depuis un an et demi. Aujourd’hui, le jeune chef d’entreprise installe du chauffage central, des poêles à bois ou des chaudières à bois déchiqueté… Avec sa femme, il a anticipé sa diversification dans le cadre d’un Plan de développement. Dernièrement, il a obtenu les appellations Qualisol et Qualibois. Des reconnaissances qui devraient l’aider à commercialiser son offre.

Alors, même si la conjoncture est très particulière, le couple doit faire face à de nouvelles charges de travail. Au point de penser à embaucher même si ce n’est pas envisageable dans l’immédiat. Agnès Luquet pourrait alors sortir de ses tiroirs un vieux rêve. Celui de monter une salle de spectacle… A suivre.



Mercredi 7 Janvier 2009
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1.Posté par AYMERIC Eva le 07/05/2013 18:22
Bonjour à l'entreprise BRASSEUR et toutes mes félicitations
Au plaisir de revoir Matthieu et de découvrir Agnès
Bises à vous

Amitiés
EVA-Limoux Aude

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