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Vendredi 30 Juillet 2010
Repères

Brevet de Maîtrise Supérieur : le diplôme de l'excellence artisanale

>> Formation


Homologué au niveau III, c’est à dire bac + 2, le Brevet de Maîtrise Supérieur (B.M.S.) est le diplôme le plus élevé de la filière des métiers de l’artisanat. Il vise l’excellence professionnelle, le développement des capacités stratégiques et le perfectionnement des méthodes de travail.
Pour Laurent Melin, Président de la Commission des Formations, il s’agit d’une “véritable filière de formation dont les artisans peuvent être fiers”, une filière qui s’adresse aux chefs d’entreprises développeurs ou aux professionnels qualifiés ayant à conduire des projets de développement au sein de leur entreprise. Notons que la validation du diplôme est placée sous la maîtrise d’ouvrage de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers, la formation (450 heures sur deux années) bénéficiant du soutien financier de l’Etat, du Conseil Régional et du Fonds d’Assurance Formation de l’Artisanat du Limousin.
Depuis 2003, une première session basée à Limoges regroupe l’ensemble des candidats du Limousin. Nous y avons rencontré les candidats corréziens dont les motivations sont très variées. Dès le prochain semestre, une session sera organisée en Corrèze.



Nous en sortirons grandis !

Brevet de Maîtrise Supérieur : le diplôme de l'excellence artisanale
“C’est un groupe formidable !” Sandrine Capy ne mâche pas ses mots quand il lui revient de décrire la première session B.M.S. Pour cette jeune enseignante en gestion, “la matière la plus exigeante”, le B.M.S. est une formation qui individualise, qui tient compte de chacun. “Je la conseille à chaque artisan ou salarié de l’artisanat” lance t-elle. La surprise est venue des candidats qu’elle décrit “très solidaires et volontaires”. Dès le départ, le courant est passé. “Je sais que certains s‘appellent pendant la semaine pour prendre des nouvelles ou faire part d’un conseil”. Le fait d’évoluer avec des personnes exerçant des métiers différents est synonyme d’enrichissement pour chacun. Les “élèves”, qui ont acquis un langage juste en gestion, se posent aujourd’hui les bonnes questions pour leur entreprise. “Chacun s’implique fortement, c’est ça la force du groupe. Nous en sortirons tous grandis !”

C'est d'abord un challenge personnel !

Brevet de Maîtrise Supérieur : le diplôme de l'excellence artisanale
Jean-Louis Boutouyrie est pâtissier, confiseur, glacier à Ussel. A la tête d’une entreprise de quatre personnes (lui-même, son épouse et deux salariés), il reconnaît avoir décidé de se dépasser en complétant sa formation initiale. “C’est d’abord un challenge personnel !” Se remettre en cause à l’âge de 50 ans n’est pas donné à tout le monde ! En 1992, il passait le Brevet de Maîtrise.
D’après M. Boutouyrie, “le mémoire que nous préparons est un projet vivant pour notre entreprise. Nous en analysons les obstacles, la rentabilité et l’apport clientèle : c’est de la prospective. Ainsi, l’entreprise est décortiquée des points de vue comptable et financier, commercial (analyse de la clientèle…) et des ressources humaines (motivation et démotivation, ressources et handicaps…). A partir de ce constat, chaque candidat choisit un axe de développement.
“La stratégie, les ressources humaines et le commercial m’ont apporté une vision nouvelle et objective. J’ai pris du recul sur mon entreprise” confie M. Boutouyrie qui refuse toutefois de nous dévoiler les détails de son projet basé sur la production de l’entreprise.
Le vice-président national des chocolatiers estime que le Brevet de Maîtrise Supérieur, diplôme nouveau et reconnu par l’éducation nationale au niveau III, sera demain une exigence. Alors, regardez bien son entreprise car les effets de la formation devraient, d’après lui, se voir de façon très concrète.


la formation m'a ouvert les yeux

Brevet de Maîtrise Supérieur : le diplôme de l'excellence artisanale
“D’après les statistiques, un très grand nombre d’entreprises artisanales vont cesser leur activité suite au départ à la retraite de leur dirigeant. (…) Mon entreprise se trouve dans ce cas (…) Mais au fait ! Est-elle prête à cette mutation ? Pourquoi pourrait-elle intéresser quelqu’un ? Des aménagements sont-ils nécessaires ?” Voici l’introduction du mémoire de M. Boutouyrie, menuisier à Tulle. Vous l’avez compris : il souhaite que son entreprise (8 salariés) continue son activité et que le repreneur soit placé dans les meilleures conditions. Les réponses à ses questions, il les trouve dans la formation : “le B.M.S. m’a ouvert les yeux sur mon entreprise”. Ses matières préférées sont les ressources humaines et l’anglais qu’il a utilisé depuis dans sa vie privée :”je ne suis pas agrégé en anglais mais je me débrouille”. Quant à l’informatique, “je n’avais aucun intérêt pour ce type de machines”. Son point de vue a bien changé. “Peut-être avais-je un peu peur. J’ai trouvé ça merveilleux, extraordinaire”. Mais le plus important, c’est que les formateurs, qu’il reconnait de haut niveau, “se mettent vraiment à la portée des candidats”. D’après M. Meyrignac, même s’il n’y a pas d’âge idéal, “il faut venir avec un projet pour l’entreprise, beaucoup de motivation et surtout l’envie d’évoluer”.


C'est un espoir

Brevet de Maîtrise Supérieur : le diplôme de l'excellence artisanale
A 32 ans, Nicole Thiberge fait une rencontre décisive au carrefour emploi formation d’Ussel. Coiffeuse de profession, reconnue travailleur handicapé, elle cherche alors à se relancer professionnellement. La formation se révèle être “un espoir !” Son mémoire sera construit autour de la création de son salon de coiffure, avec une associée, à Malemort sur Corrèze. “Ce devrait être le premier salon du département. à proposer une étude de morphovisagisme assistée par ordinateur. Pour Nicole Thiberge, il est certain que “le diplôme est une revanche sur la maladie”. Il faut dire qu’elle a déjà été chef d’entreprise à Mayotte, mais quelques zones d’ombre restaient à éclaircir avant de me lancer. Je suis aujourd’hui rassurée et plus confiante, notamment en gestion. En informatique, je savais tout juste allumer un ordinateur, aujourd’hui, je fais du Dessin Assisté par Ordinateur. Je me sens blindée. Cette formation vous offre une boite à outils et vous apprend à les utiliser.”


Brevet de Maîtrise Supérieur : le diplôme de l'excellence artisanale
5 modules :
450 heures en 2 ans
> stratégie d’entreprise (120h)
> développement de projet (80h)
> module professionnel (190h)
> atelier informatique (20h)
> atelier langue (40h)

pour qui ?
* les chefs d’entreprise confirmés soucieux d’améliorer la compétitivité et la qualité de leur entreprise.
* les professionnels désireux d’évoluer vers des responsabilités de gestion et d’encadrement au sein de l’entreprise.

conditions d’accès :
Etre titulaire d’un diplôme professionnel de niveau IV (Brevet de Maîtrise…).

caractéristiques
* une organisation modulaire
* une prise en compte des formations antérieures pour l’organisation de parcours de formation.
* une complémentarité entre des enseignements généraux et un module professionnel.
* une finalisation de la formation sur un projet professionnel.

Renseignements et inscriptions
Chambre de Métiers
Service Formation 05 55 29 95 95

une session sera lancée
en Corrèze
dès le second semestre 2004


Jeudi 1 Juillet 2004
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