Artisanat, Trait d'Union, le magazine de l'ARTISANAT en CORREZE
Trait d'Union, Trait d'Union,
Artisanat en Corrèze : Trait d'Union, le magazine de l'ARTISANAT en CORREZE

Zoom

Cédric Lascaux, les TP, plus qu’une histoire de famille.7



Créée en 1984 par Eric Lascaux, 55 ans, l’entreprise éponyme a démarré sans salarié, proposant des prestations en travaux publics et ruraux, à l’époque où les vergers de pommes s’implantaient sur le territoire Ouest corrézien. L’entreprise a, l’an passé, fêté ses 30 ans. À sa tête Éric Lascaux et son fils Cédric. Retour sur une saga familiale qui a su mélanger et tirer partie des différentes générations pour accélérer son développement.



Si aux origines, Lascaux TP, située à Saint-Sornin Lavops réalisait de nombreuses prestations dans les travaux ruraux pour accompagner l’expansion agricole d’aménagement des vergers, elle a aussi rapidement proposé des prestations en travaux publics.  Mais aujourd’hui, les proportions se sont inversées, faisant naturellement de l’entreprise, un acteur incontournable des travaux publics en Corrèze.
L’activité de l’entreprise relève pour 65% du CA des marchés publics auprès des collectivités territoriales (terrassement, aménagements routiers, voirie, réseaux, assainissement, etc.) et pour 35% des demandes de clients privés (Industrie, commerce, secteur agricole, particuliers, etc.).
 

Une histoire de famille.

Père et fils ont suivi un parcours similaire. Tous deux sont allés jusqu’à Egletons pour se former en Génie civil. Eric, le père, avant de créer, a travaillé 7 années dans une entreprise de travaux publics corrézienne. Mais comme tout futur chef d’entreprise, la motivation d’être à son compte était plus forte. Il a donc créé son entreprise en 1984. Lascaux TP était né. Depuis l’évolution  n’a cessé. Un premier salarié (toujours en poste) est entré dans l’entreprise en 1989. Aujourd’hui, Lascaux TP réunit 15 salariés, sans compter les apprentis.

Quant à Cédric, il s’est armé d’un bac professionnel à Egletons en Génie Civil également et a ensuite fait le choix d’intégrer une grande entreprise en tant que Chef de chantier. Il a travaillé un peu partout en France pour découvrir différentes méthodes de travail, de gestion et d’organisation. Il entre dans l’entreprise en 2007 en tant qu’associé.

Depuis, la collaboration père-fils a trouvé son rythme de croisière jusqu’à doubler le chiffre d’affaires et le nombre de salariés. « Chacun est arrivé avec son regard, son expérience et ses sensibilités, exprime Cédric. Nous avons créé au fil du temps un véritable binôme facilitant une démarche de reprise progressive ». Pour Cédric, les conditions de réussite d’une reprise sont la capacité du senior à « lâcher un peu de lest » et partager sa « sagesse », et celle du junior à s’affirmer tout en restant volontaire. Mais dans un sens ou dans l’autre, c’est avant tout une question d’envie et un état d’esprit. « Sans cette subtile adéquation, il peut y avoir certains heurts ». 
 

Une PME artisanale : entre valeurs et organisation d’une grande structure.

>> La diversification.
« Inscrite dans l’ADN de l’entreprise, la diversification nous permet, dans le contexte de crise que nous connaissons, de maintenir le cap. Ce positionnement est indispensable et conditionne les réussites de notre développement », indique Cédric.

>> Le marché local.
« Développer une activité locale, tel a été et reste notre credo, poursuit ce dernier. Nous sommes des acteurs locaux. Le personnel de l’entreprise vit et consomme localement. Pour nous, la notion d’acteur de l’économie, au-delà des obligations économiques, est bien celle-ci.»

>> La qualité.
« Si nous sommes bien une PME, nous devons, comme les autres, nous armer avec les mêmes outils que les grandes entreprises et grands groupes, affirme Cédric. C’est pourquoi nous avons entamé une démarche de certification Iso 9001 en cours de finalisation. Cette certification garantie la mise en place d’un système de management de la qualité, affirme une reconnaissance des clients pour assurer la pérennité de l’entreprise par une organisation performante. Dans cette optique nous nous sommes formés et organisés pour répondre aux appels d’offre régionaux et nationaux. »

>> La formation comme levier de développement.
« Une entreprise c’est les hommes, lance Eric Lascaux. Nous misons beaucoup sur ce point le considérant comme l’avenir de l’entreprise. Car si les machines, l’outillage s’achètent, le savoir-faire et la qualification se transmettent. Les processus sont opposés. Alors, oui, nous pouvons optimiser sur tout, mais le personnel et la formation seront notre dernier levier ». C’est pour cela que Lascaux TP mise beaucoup sur l’apprentissage. Sébastien, âgé de 16 ans est entré dans l’entreprise en septembre. Comme les autres, il a bénéficié d’un parcours d’intégration. Car « passer du statut de collégien à celui de salarié n’est pas si simple, explique Eric. C’est pour cela que le tuteur a un rôle fondamental. Meneur d’homme, il accompagne le jeune dans son apprentissage et dans sa vie professionnelle ».

 

Jeudi 29 Janvier 2015
Lu 464 fois