Artisanat en Corrèze : Trait d'Union, le magazine de l'ARTISANAT en CORREZE

Dossier

Comment bien recruter

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Je n’y arrive plus ! Je dois embaucher, vous dites-vous parfois. Et puis c’est l’afflux de commandes. Impossible de décevoir ces clients de longue date. Vous êtes contraint de faire le pas. Mais comment vous y prendre ? Comment trouver le bon collaborateur ? Un recrutement du dernier moment ou sur un coup de cœur… peut-il être efficace ? Quel type de contrat choisir ? Quelles obligations le futur employeur doit-il remplir ? Quelles sont les aides en matière d’embauche ? Qui peut vous aider ?
Vous l’avez compris, embaucher pose, outre le financement du futur poste, de nombreuses interrogations. Recruter un nouveau collaborateur est un investissement sérieux et souvent de longue durée. La réputation de votre entreprise est en jeu : vous n’avez pas le droit à l’erreur. Pour éviter les égarements et trouver le candidat qui convient pour un poste de travail déterminé, la sélection doit être rigoureuse. Ce processus comporte quatre étapes : l'analyse de la fonction, la publicité de l'offre, la sélection des candidats et la conclusion du contrat. Pour mettre tous les atouts de votre côté, prenez conseil auprès du Service Économique de votre Chambre de Métiers.



Avant d'entrer dans la phase de recrutement à proprement parler, mettez à plat toutes les raisons qui justifient votre besoin de main d'œuvre ou de compétences supplémentaires. Vous envisagez de recruter pour : • faire face à une augmentation du niveau des commandes, • vous faire seconder (recrutement du second) • vous attaquer à de nouveaux marchés • augmenter votre chiffre d'affaires ou la rentabilité de l'entreprise • intégrer de nouvelles compétences • remplacer un salarié absent

Anticipez !

Comment bien recruter
Evaluez les conséquences sur le chiffre d'affaires et la rentabilité de votre entreprise. Assurez-vous de bien connaître les règles du travail. Procurez-vous la convention collective dont dépend votre activité et informez-vous des aides à l'emploi (voir notre encart) Cette étape est aussi l'occasion de vérifier s'il n'y a pas, au sein du personnel occupé, quelqu'un qui pourrait remplir cette fonction. Lorsque ce travail d'analyse est terminé, lorsque les objectifs de la fonction sont formulés, il reste à préciser les exigences requises pour pouvoir valablement occuper cette fonction.

1 - définir le profil du poste

C'est le moment rêvé de s'interroger sur la place qu'occupera le futur poste dans l'organisation de l'entreprise. Prendre le temps de définir les missions et les tâches est essentiel. Ne surqualifiez pas le poste au nom du "qui peut le plus, peut le moins". Identifier vos exigences et qualifiez les : Le futur collaborateur devra : > posséder telle formation générale et technique  > avoir une expérience professionnelle de x années dans le domaine y > être opérationnel dès le mois de… > être formé aux méthodes de travail de l'entreprise (par qui et quand ?) > disposera des moyens suivants (véhicule, matériel…) pour accomplir sa mission > acceptera telles conditions de salaire, d'horaires, de contrat de travail (CDD …) > occupera telle place dans la hiérarchie et ses possibilités d'évolution seront…

2 - faire connaître l’offre d’emploi

Comment bien recruter
Plus le poste à pourvoir est important dans l'entreprise (y.c. en termes d'orientation stratégique…), plus la publicité devra être importante. Les moyens de publicité sont l'Anpe, les missions locales, la presse quotidienne et spécialisée, l'affichage dans des lieux fréquentés par des candidats potentiels, le bouche à oreille et bien entendu internet. Comment rédiger une annonce ? La rédaction d'une annonce épouse la forme dite de l'entonnoir : partir du général pour aboutir à des informations de plus en plus spécifiques. Toute annonce, anonyme ou non, doit préciser d'abord l'activité essentielle de l'entreprise, ensuite la fonction vacante puis, en deux ou trois lignes, les tâches essentielles. Suivent alors les exigences requises de base en matière de compétence et d'expérience, et enfin les informations essentielles relatives aux conditions de travail.

3 - trouver le bon candidat

Le curriculum vitae Après la récolte des candidatures, commence la présélection des curriculums et des lettres de motivation. Il s'agit de vérifier l'adéquation entre le contenu de votre annonce (vos objectifs) et les informations mises en avant dans les courriers. Peu de candidats font le travail d'identifier et de développer les aspects de leur candidature qui sont en relation directe avec les exigences de la fonction. Ceux qui ont fait cet effort ont, en quelque sorte, déjà commencé à s'investir dans l'organisation. Les candidats retenus sont alors invités à se présenter aux épreuves de sélection proprement dites. Ceux qui ne le sont pas doivent être prévenus rapidement. L'entretien d'embauche L'entretien, lui, a pour objectif d'évaluer une candidature à partir d'un échange basé sur le CV et sur d'éventuels écrits. L'entretien doit être construit et vécu comme un échange et ne consiste pas à asséner le candidat de questions préparées. Le mode de la conversation planifiée est idéal. Le recruteur se doit d'établir un réel contact avec son interlocuteur. Commencez par des questions qui concernent des aspects bien connus par le candidat, pour lui permettre de dépasser un stress éventuel. Tour à tour, vous devrez aborder sa formation, son expérience professionnelle, son comportement au travail, son passé professionnel, le motif de sa candidature, son projet de carrière, sa personnalité et son comportement en équipe. Retenez, quand cela est possible plus d'un candidat, afin de prévoir un éventuel désistement, et placez les par ordre de préférence.

4 - Les formalités

Comment bien recruter
Le premier candidat retenu est invité au cours d'un entretien, à élaborer un contrat prévoyant les objectifs qui lui seront attribués et établissant la période d'essai. Le contrat de travail est signé et remis. Tout employeur qui envisage de recruter un salarié doit déclarer celui-ci auprès d'un organisme de protection sociale (Urssaf …) au plus tôt 8 jours avant la date présumée de l'embauche. Obligatoire, la déclaration vise tous les salariés quels que soient la nature, la durée ou le lieu d'exécution de leur contrat de travail. Une seule déclaration pour 7 formalités La Déclaration Unique d'Embau-che permet d'effectuer la déclaration préalable à l'embauche, la déclaration de première embauche dans un établissement, la demande d'immatriculation du salarié au régime général de la Sécurité Sociale, la demande d'affiliation au régime d'assurance-chômage, la demande d'adhésion à un service de santé au travail, la déclaration auprès du service de santé au travail en vue de la visite médicale obligatoire et la liste des salariés embauchés pour le pré-établissement de la Déclaration Annuelle des Données Sociales (DADS) sur support papier. Déclaration en ligne : www.due.fr - Urssaf 05 55 21 19 19

Les conseils de Michel Brette, Directeur Départemental adjoint du Travail « Il est important qu'un chef d'entreprise prenne un maximum d'informations générales, avant l'embauche de son salarié, sur les aides financières dont il peut bénéficier. Il peut prendre contact avec l'ANPE, la Chambre de Métiers, l'OPCA, DDTEFP, le Conseil général et le Conseil Régional. La Direction Départementale du Travail pourra particulièrement vous renseigner sur des questions spécifiques au droit du travail et à la formation professionnelle. » Contact : 05 55 21 80 00 Quel contrat choisir et pour qui ? CDD, CDI, Contrat d'Apprentissage, Contrat de Qualification Jeunes, Contrat de qualification Adulte, Contrat Jeune en entreprise, Contrat Initiative Emploi, Contrat d'Orientation, Contrat d'Adaptation… Retrouvez le détail de chacun de ces contrats sur www.trait-union.info formules payantes : www.keljob.fr www.emailjob.com (…) formules gratuites : www.anpe.fr www.trait-union.info + les webs des organisations professionnelles Les conseils de Grégory Marlière, Animateur d'équipe professionnelle - ANPE Brive « Si le chef d'entreprise n'a pas de candidat en vue, il peut déposer une offre via le site www.anpe.fr, par téléphone ou encore se rendre à l'agence. Des équipes spécialisées par secteur d'activité pourront le renseigner. Nous proposons des prestations permettant d'évaluer un candidat sur un poste de travail, des prestations à l'adaptation du candidat à son futur poste de travail (formations), et des mesures spécifiques à l'embauche de certains publics en difficulté. Rappelons que les services de l'ANPE sont gratuits et que 86% des entreprises clientes recommanderaient à une autre entreprise de faire appel à l'ANPE ». Comme des « fiançailles », elle donne un délai de réflexion avant l'engagement définitif. Est-elle obligatoire ? Non, mais fréquente, elle doit être inscrite dans le contrat de travail ou dans une disposition de la convention collective. Pour quelle durée ? Fonction de l'emploi occupé, la durée ne doit pas être excessive. La loi fixe des durées maximales pour les CDD mais n'aborde pas les CDI. Le plus souvent, c'est la convention collective qui fixe cette durée. Elle est généralement de 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, de 1 mois pour les employés et de 1 ou 2 semaines pour les ouvriers. La période d'essai peut être renouvelée une fois à condition que ce soit prévu dans le contrat de travail ou dans la convention collective. Qui peut rompre le contrat ? Pendant la période d'essai, chacun des cocontractants peut mettre fin au contrat de travail sans préavis et sans motif.

I- Le Contrat à Durée Déterminée (CDD)
II – Le Contrat à Durée Indéterminée.
III- Travail temporaire – intérimaire
IV- Le contrat d'apprentissage
V- Le contrat de qualification jeune :
VI- Le contrat de qualification adulte
VII- Le contrat jeunes en entreprise
VIII- Le contrat initiative emploi (CIE)
IX- Le contrat d'orientation
X- Le contrat d'adaptation

I- Le Contrat à Durée Déterminée (CDD)

A- Intérêts du CDD

1- Cas de conclusion d’un CDD
Un contrat à durée déterminée peut être conclu:
- en vue du remplacement d'un salarié absent temporairement (maladie, congés) ou quittant définitivement l'entreprise (avant que le poste de ce dernier soit supprimé) ou passé provisoirement à temps partiel (pour création d'entreprise ou congé parental d'éducation par exemple),
- ou dans l'attente de l'entrée en service d'un salarié recruté en contrat à durée indéterminée (CDI).
- d'emplois saisonniers et d'emplois où l'usage exclut le recours au CDI en raison de la nature de l'activité et du caractère temporaire de ces emplois (secteurs définis par décret, convention ou accord collectif étendu),
- de contrats conclus au titre des mesures pour l'emploi ou lorsque l'employeur s'engage à assurer un complément de formation professionnelle du salarié engagé.
- d'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise,

2- Le recours au CDD est strictement limité
Un CDD, quel que soit le motif, ne peut permettre de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. Si le contrat est conclu pour un motif non prévu par la loi, il peut être requalifié comme un CDI.
Un CDD ne peut être conclu pour remplacer un ou plusieurs salariés dont le contrat est suspendu suite à un conflit collectif du travail.
Les CDD sont interdits:
- pour des travaux dangereux figurant sur une liste établie par arrêté,
- pour pourvoir des postes ayant fait l'objet d'un licenciement économique dans les six mois précédents (sauf si le contrat n'excède pas 3 mois ou pour commande exceptionnelle à l'exportation, après avoir consulté dans les deux cas le comité d'entreprise ou les délégués du personnel).

B- La Durée du CDD
1- Contrats à terme précis
Doivent comporter un terme précis les CDD conclus pour les motifs suivants:
- accroissement temporaire de l'activité,
- départ définitif d'un salarié précédant la suppression de son poste de travail,
- contrats conclus au titre des mesures pour l'emploi.

2- Pour les autres CDD, le terme précis est facultatif :
- remplacement d'un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu: 18 mois ou jusqu'au retour du salarié,
- en attendant un salarié sous contrat à durée indéterminée: 9 mois,
- remplacement d'un salarié dont le départ définitif précède la suppression de son poste: 24 mois.
- accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise: 18 mois,
- tâches occasionnelles définies et non-durables: 18 mois,
- commande exceptionnelle à l'exportation: 24 mois,
- travaux urgents pour des raisons de sécurité : 9 mois.
- emplois saisonniers: 18 mois ou jusqu'à la fin de la saison,
- contrat à l'étranger: 24 mois.

Lorsque le CDD n'en précise pas le terme, il doit être conclu pour une durée minimale et prendre fin au retour du salarié remplacé ou à l'issue du travail pour lequel il a été conclu.
C- Où s'adresser pour toute information?
Contactez la Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP).



II – Le Contrat à Durée Indéterminée.

A- Qu'est-ce qu'un contrat à durée indéterminée?

C'est un contrat sans limitation de durée conclu entre un employeur et un salarié. Un contrat écrit n'est pas obligatoire sauf si le salarié travaille à temps partiel ou si la convention collective applicable l'exige.
A défaut d'engagement écrit, c'est l'exécution d'une prestation de travail rétribuée dans un lien de subordination à l'égard de l'employeur qui fait la preuve du contrat.

B- Le contrat de travail

1- Le contenu du contrat de travail.
Les mentions figurant dans le contrat du salarié sont :
- sa fonction,
- sa qualification professionnelle,
- sa rémunération (salaire et primes),
- son délai de préavis,
- la durée de sa période d'essai,
- la clause de non-concurrence, éventuellement.
Comment est-il rédigé?
Le contrat doit être rédigé en français. Si le salarié est étranger et que le contrat est écrit, une traduction du contrat doit être rédigée dans la langue du salarié sur sa demande.

2- La déclaration d’embauche
La loi prévoit la remise d'un document écrit, lors de l'embauche, précisant notamment la date d'embauche, les références de l'organisme de Sécurité sociale, les coordonnées de l'entreprise, le lieu de travail et la fonction occupée.

C- Modifications du contrat

1- Modification d’un élément.
L’employeur peut proposer une modification d'un élément du contrat : lieu, horaire ou durée de travail, rémunération, qualification.
Si l’employeur envisage de modifier le contrat du salarié, pour un motif économique, il doit l’en informer par lettre recommandée avec AR.
La lettre stipule que le salarié dispose d'un délai d'un mois à compter de la réception pour faire connaître son refus. Si le salarié refuse, l'employeur peut maintenir sa décision. Dans ce cas il devra le licencier.
Il aura alors droit au préavis et à l'indemnité de licenciement s’il remplit les conditions d'ancienneté nécessaires.

2- Modification de la durée du travail.
Ne constitue pas une modification du contrat de travail, la diminution du nombre d'heures stipulé au contrat de travail, en application d'un accord collectif de réduction de la durée de travail.
Si le salarié refuse la modification de son contrat de travail, son licenciement est un licenciement individuel ne reposant pas sur un motif économique.

3- Changement des conditions de travail.
Un changement des conditions de travail ( par ex. : changement de lieu de travail sans allongement du trajet ) peut être imposée par l'employeur.
Si le salarié refuse, l'employeur peut le licencier pour motif disciplinaire ou pour faute grave.

4- La suspension du contrat de travail.
Le contrat peut être suspendu:
- du fait du salarié (maladie, maternité, adoption, accident, congé pour convenances personnelles, grève),
- du fait de votre employeur (mise à pied pour raisons disciplinaires ou économiques, chômage partiel, cas de force majeure).
Cette période de suspension peut être rémunérée ou non, en fonction du motif de la suspension.

D- Le contrat de travail est rompu.
L’employeur ou le salarié peuvent à tout moment rompre le contrat, sous certaines conditions. Si l’employeur en a l'initiative, il s'agit d'un licenciement, si c'est le salarié, il s'agit d'une démission.
L’employeur doit remettre au salarié :
- son dernier bulletin de salaire,
- un certificat de travail,
- l'attestation pour l'ASSEDIC.

E- Pour toute information, adressez-vous:
- au service Info Emploi,
- A la Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP).

III- Travail temporaire – intérimaire

A- Dans quelle situation et pour quelle durée?

1- Un contrat de travail temporaire peut être conclu dans ces situations:

- remplacement d'un salarié absent temporairement (maladie, congés etc.) ou passé provisoirement à temps partiel (pour création d'entreprise ou congé parental d'éducation par exemple);
- attente de l'arrivée effective d'un salarié recruté en contrat à durée indéterminée;
- accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise;
- emplois à caractère saisonnier;
- emplois où l'usage exclut le recours au contrat à durée indéterminée en raison de la nature de l'activité et du caractère saisonnier de ces emplois.

2- Le statut particulier du contrat de travail temporaire.
Un statut particulier qui nécessite l'existence de deux contrats. Un salarié temporaire est un salarié qu'une entreprise de travail temporaire embauche et rémunère pour le mettre à la disposition d'une entreprise utilisatrice, le temps d'exécuter une tâche précise et temporaire, appelée mission. Cette relation nécessite la conclusion de deux contrats: le contrat de mise à disposition et le contrat de mission. Ces deux contrats doivent être rédigés et établis par l'entreprise de travail temporaire dans les deux jours qui suivent le début de la mission.

Objet des deux contrats :
> Le contrat de mise à disposition est conclu entre l'entreprise d'intérim et l'entreprise utilisatrice tandis que le contrat de mission est conclu entre l'entreprise d'intérim et le salarié intérimaire.

Le contrat de mise à disposition doit indiquer :
- les motifs de recours au travail temporaire assortis de justifications précises (avec le nom et la qualification du salarié remplacé le cas échéant);
- le terme de la mission (ou durée minimale de la mission);
- les caractéristiques du poste et la qualification exigée;
- le lieu et l'horaire de travail;
- le montant de la rémunération avec primes et accessoires de salaire que percevrait un salarié de qualification égale et occupant le même poste de travail dans l'entreprise;
- le cas échéant, la clause prévoyant la possibilité de modifier le terme de la mission qui peut être avancé ou reporté à raison d'un jour pour 5 jours de travail;
- le cas échéant, la nature des équipements de protection individuelle que l'intérimaire doit utiliser, en précisant si ces équipements sont fournis par l'entreprise d'intérim.

Toute clause interdisant l'embauche, par l'entreprise utilisatrice, du salarié temporaire à l'issue de sa mission est réputée non écrite
> Le contrat de mission doit être adressé au salarié au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant sa mise à disposition. Il doit reproduire les clauses du contrat de mise à disposition et préciser en outre:
- la qualification du salarié;
- les modalités de rémunération;
- la période d'essai éventuelle;
Le contrat de mission doit préciser:
- le nom et l'adresse de la caisse de retraite complémentaire et l'organisme de prévoyance dont relève l'entreprise d'intérim;
- une clause mentionnant qu'à l'issue de la mission, l'embauche par l'entreprise utilisatrice n'est pas interdite;
- une clause mentionnant que le rapatriement est à la charge de l'entreprise de travail temporaire si la mission s'effectue hors métropole.

Sont assimilés à des missions:
- les stages de formation, bilans de compétences, actions de validation d'acquis de l'expérience effectués à l'initiative de l'employeur (dans le cadre du plan de formation de l'entreprise ou d'actions qualifiantes pour les jeunes de 16 à 25 ans) ou à l'initiative du salarié (dans le cadre d'un congé individuel de formation ou d'un congé bilan de compétences);
- les périodes passées par les salariés temporaires des entreprises de travail temporaires pour des actions en lien avec leur activité professionnelle dans les conditions prévues par la convention collective ou à l'accord de branche étendu appliquable. Ces actions peuvent ainsi être financées par le fonds professionnel pour l'emploi du travail temporaire.

La période d'essai ne peut excéder:
- 2 jours pour un contrat inférieur ou égal à un mois,
- 3 jours pour un contrat compris entre un et deux mois,
- 5 jours au-delà.

Toutefois, le contrat peut comporter une période d'essai dont la durée est fixée par voie de convention ou accord professionnel de branche étendu.

3- Limites du contrat de travail et restrictions.
L'usage des contrats temporaire est strictement limité. Les contrats de travail temporaire, quel que soit le motif, ne peuvent permettre de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise utilisatrice.
Si le contrat est conclu pour un motif non prévu par la loi, il peut être requalifié comme un contrat à durée indéterminée.
Restrictions : Il est interdit de recourir à des contrats temporaires afin de pourvoir des postes ayant fait l'objet d'un licenciement économique dans les six mois précédents. Toutefois, il est possible d'y recourir si le contrat n'excède pas 3 mois ou, pour commande exceptionnelle à l'exportation, après consultation du comité d'entreprise ou des délégués du personnel. Il est également interdit de recourir à ce contrat pour:
- remplacer un ou plusieurs salariés dont le contrat de travail est suspendu à la suite d'un conflit collectif du travail;
- des travaux dangereux figurant sur une liste établie par arrêté.

B- la durée du contrat de travail temporaire

1- Durée maximale du contrat:
- remplacement d'un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu : 18 mois ou jusqu'au retour du salarié remplacé;
- en attendant un salarié sous contrat à durée indéterminée : 9 mois;
- remplacement d'un salarié dont le départ définitif précède la suppression de son poste : 24 mois;
- accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise : 18 mois;
- tâches occasionnelles définies et non-durables : 18 mois;
- commande exceptionnelle à l'exportation : 24 mois;
- travaux urgents pour mesure de sécurité : 9 mois;
- mission à l'étranger : 24 mois.

Lorsque le contrat n'en précise pas le terme, il doit être conclu pour une durée minimale et prendre fin au retour du salarié remplacé ou à l'issue du travail pour lequel il a été conclu.
La suspension du contrat ne fait pas obstacle à l'échéance de ce contrat. 2- Renouvellement du contrat

Le contrat de travail temporaire (conclu de date à date) peut être renouvelé une fois si :
- la possibilité de renouvellement a été prévue au contrat ou dans un avenant soumis au salarié avant le terme prévu,
- la durée totale du contrat, compte tenu du renouvellement, ne dépasse pas la durée maximale autorisée (18 mois).

Lorsqu'un contrat de travail temporaire prend fin il n'est pas possible d'avoir recours à un nouveau contrat temporaire sur le même poste de travail avant l'expiration d'une certaine période, également appelée délai de carence.

Le délai de carence est égal:
- au tiers de la durée du contrat précédent, renouvellement inclus (1/3 temps) pour les contrats de 14 jours et plus;
- à la moitié de la durée du contrat précédent, renouvellement inclus, pour les contrats de durée moindre. A compter du 20-01-2002, ce délai ne peut plus être calculé en jours calendaires mais il doit être calculé en jours ouvrables.

Non respect du délai de carence
Dans ce cas, le contrat de mission peut être requalifié en contrat à durée indéterminée. L'employeur s'expose en outre à être condamné à verser une indemnité au moins égale à un mois de salaire et, à compter du 20 janvier 2002, à des sanctions pénales (amende et/ou emprisonnement).

Le délai de carence ne s'applique pas en cas de :
- nouvelle absence du salarié remplacé ou dont le contrat de travail est suspendu,
- emplois à caractère saisonnier,
- travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité,
- rupture anticipée du fait du salarié, - refus par le salarié du renouvellement de son contrat lorsque celui-ci comporte une clause de renouvellement et uniquement pour la durée du contrat non renouvelé restant à courir,
- emplois pour lesquels il est d'usage constant de ne pas recourir à un contrat à durée indéterminée.

C- Formalités de fin de contrat

1- Formalités générales :
Quelle que soit la cause de cessation du contrat, l'employeur doit délivrer un certificat de travail et l'attestation destinée à l'ASSEDIC.
Si le salarié garde son emploi après l'échéance du contrat temporaire sans accord de renouvellement prévu, il est considéré comme engagé sous CDI. Son ancienneté est alors appréciée à compter du premier jour de votre mission.

Le contrat ne peut pas en principe être rompu avant le terme, sauf:
- en cas d'accord entre l'employeur et le salarié,
- en cas de faute grave du salarié ou de l'employeur,
- en cas de force majeure;
- à l'initiative du salarié qui justifie d'une embauche pour une durée indéterminée (CDI).

2- Rupture du salarié

Le salarié qui rompt son contrat de mission en dehors de la période d'essai pour une embauche à durée indéterminée doit respecter un préavis. Il est calculé à raison d'un jour par semaine, dans la limite de deux semaines, compte tenu :
- de la durée du contrat, renouvellement inclus, si celui-ci comporte un terme précis,
- de la durée effectuée si le contrat ne comporte pas de terme précis.

Le décompte est effectué en jours ouvrés.
Si le salarié rompt le contrat en dehors de la période d'essai et des cas autorisés, il peut être condamné par le tribunal à verser à son employeur des dommages et intérêts correspondant au préjudice subi.

3- Rupture de l'employeur
Si l'employeur rompt le contrat en dehors de la période d'essai et des cas autorisés, il doit proposer au salarié un nouveau contrat de travail prenant effet dans un délai maximum de 3 jours.
Si le nouveau contrat est d'une durée inférieure à celle restant à courir du contrat précédent, l'employeur doit payer au salarié une somme égale à la rémunération qu'il aurait perçue jusqu'au terme du contrat, y compris l'indemnité de fin de contrat.
Si la rupture anticipée se fait par accord des parties, elle ne donne pas lieu au versement de dommages et intérêts.
En tout état de cause, elle doit s'appuyer sur un écrit. La rupture du contrat de mise à disposition ne constitue pas un cas de force majeur.

D- La Rémunération

1- Principe d'égalité de rémunération
La rémunération est au moins égale à celle que percevrait, après période d'essai, un autre salarié de l'entreprise utilisatrice, de qualification équivalente et occupant le même poste de travail. Le paiement des jours fériés vous est dû indépendamment de votre ancienneté dès lors que les salariés de l'entreprise utilisatrice en bénéficient.
Non respect du principe d'égalité de rémunération: sanctions possibles
Pour les contrats conclus à compter du 20-01-2002, l'employeur contrevenant à ce principe est passible d'une amende de 3 750 eur. , majorée en cas de récidive et/ou d'une peine de prison.

2- Indemnité de précarité
Au terme de chaque mission, le salarié doit percevoir en complément de votre salaire, une indemnité de fin de mission égale au moins à 10 % de la rémunération totale brute, renouvellement du contrat inclus.

L'indemnité de précarité n'est pas due :
- dans le cadre d'emplois saisonniers ou pour lesquels il est d'usage constant de ne pas faire appel au contrat à durée indéterminée en raison de la nature de l'activité et du caractère temporaire de ces emplois;
- dans le cadre des périodes passées en stages de formation, en bilan de compétences ou en action de validation de l'expérience, à l'initiative de l'employeur (plan de formation de l'entreprise ou actions qualifiantes destinées aux jeunes de 16 à 25 ans) ou à l'initiative du salarié (congé individuel de formation ou congé bilan de compétences); - si le contrat de mission est suivi immédiatement d'un contrat à durée indéterminée dans l'entreprise utilisatrice;
- si le contrat est rompu à l'initiative du salarié;
- pour faute grave de celui-ci;
- en cas de force majeure.

3- Indemnité compensatrice de congés payés
Si le salarié ne peut pas prendre ses congés pendant la durée du contrat, il bénéficie d'une indemnité égale à 10% du total de sa rémunération brute, indemnité de fin de mission comprise.

Sont prises en compte et assimilées à une mission, à condition que le point de départ se place au cours d'une mission, les périodes:
- de suspension du contrat pour maternité et adoption;
- les interruptions pour cause d'accident du travail ou de maladie professionnelle, dans la limite d'une durée ininterrompue de un an;
- le rappel sous les drapeaux.

E- Droits du travailleur temporaire

Le travailleur temporaire bénéficie des mêmes droits que les autres salariés concernant:
- la durée du travail,
- le travail de nuit,
- le repos hebdomadaire et les jours fériés,
- l'hygiène et la sécurité du travail,
- le travail des femmes, des enfants et des jeunes,
- les moyens de transport collectif,
- les installations collectives.

F- Droits et devoirs de l’entreprise utilisatrice.

Pendant la mission, c'est l'entreprise utilisatrice qui est responsable des conditions d'exécution du travail.
Les équipements de protection individuelle sont fournis par l'utilisateur à l'exception des équipements de protection individuelle personnalisés fournis par l'entreprise de travail temporaire. Les salariés temporaires ne doivent pas supporter la charge financière des équipements de protection individuelle.
L'entreprise utilisatrice doit porter à la connaissance des salariés intérimaires la liste des postes à pourvoir sous contrat à durée indéterminée dans l'entreprise, sous réserve qu'un tel dispositif d'information existe déjà pour les autres salariés en contrat de travail à durée indéterminée.

Information des Assedic
Les entreprises de travail temporaire (ETT) doivent fournir aux ASSEDIC un relevé des contrats d'intérim conclus avec leurs salariés. Ce relevé comporte les noms, prénoms et la rémunération brute mensuelle de chaque salarié sous contrat. Un avis doit être affiché dans les ETT informant les salariés que les informations nominatives contenues dans les relevés ont été communiquées aux ASSEDIC.

Médecine du travail
Elle est en principe à la charge de l'entreprise de travail temporaire. Toutefois, elle est à la charge de l'entreprise utilisatrice lorsque l'activité exercée nécessite une surveillance médicale spécifique. C'est au sein de l'entreprise de travail temporaire que vous pouvez exercer le droit syndical et élire vos représentants.

G- Pour toute information, adressez-vous:
- à la Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP),
- au service Info-Emploi du ministère des affaires sociales, de l'emploi et de la solidarité.

IV- Le contrat d'apprentissage

A- Caractéristiques

1- Caractéristiques générales
Le jeune est salarié de l'entreprise, il bénéficie des mêmes droits que l'ensemble des autres salariés (congés, protection sociale…). Il reçoit une formation générale et théorique dans un Centre de Formation d'Apprentis (CFA) et une formation pratique en entreprise. Ceci afin d'acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme de l'enseignement professionnel ou technologique, un titre d'ingénieur ou un titre répertorié, c'est-à-dire reconnu par les professions. L'apprenti est tenu de suivre les actions de formation avec assiduité et de se conformer au règlement intérieur du CFA.

2- Le contrat de travail:
Il est écrit, conclu pour une durée limitée. Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail écrit de type particulier établi sur un formulaire-type signé par l'employeur et l'apprenti (ou son représentant légal). Ce formulaire est disponible auprès des chambres consulaires et des DDTEFP. La durée du contrat varie de 1 à 3 ans (en général 2 ans) en fonction du type de profession et du niveau de qualification.

B- Qui est concerné ?
Tout jeune de 16 à 25 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, y compris les jeunes handicapés en contrat d'apprentissage aménagé. Une dérogation est possible pour tout jeune d'au moins 15 ans ayant effectué la scolarité du 1er cycle de l'enseignement scolaire.

Toute entreprise relevant du secteur artisanal, commercial, industriel ou associatif ainsi que toute entreprise du secteur public non industriel et non commercial.

C- La durée

1- La durée de travail.
C’est celle applicable à l'entreprise. Elle comprend le temps passé en entreprise et les heures de formation en Centre de Formation d'Apprentis. L'apprenti âgé de 18 ans et plus bénéficie des règles applicables dans l'entreprise, en revanche des règles particulières s'imposent s'il est âgé de moins de 18 ans.

2- La durée de formation
Le jeune bénéficie d'une formation dans le CFA d'une durée minimum par an de :
- 400 heures par an ;
- 1350 heures réparties sur 2 ans pour un bac professionnel ou un BTS.

D- La rémunération minimum

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E- Le Maître d’apprentissage :
Il est responsable de la formation. Il aide l'apprenti dans l'acquisition des compétences nécessaires à l'obtention du titre ou diplôme préparé, en liaison avec le CFA. Il est soit le chef d'entreprise, soit l'un des salariés de l'entreprise. Il doit être majeur, offrir des garanties de moralité, justifier d'un certain niveau de qualification et d'une expérience professionnelle.

F- La fin du contrat :

1- Des cas de rupture du contrat :
- Par l'une ou l'autre des parties durant les deux premiers mois de l'apprentissage,
- À l’initiative de l'apprenti lorsqu'il a obtenu le diplôme ou le titre préparé (l'apprenti doit dans ce cas indiquer à l'employeur par écrit le motif et la date de la rupture, qui ne peut intervenir que le lendemain de la publication des résultats par le président du jury),
- Par accord exprès entre l'employeur et l'apprenti,
- Par jugement du conseil de prud'hommes, en cas de faute grave ou de manquements répétés de l'employeur ou de l'apprenti à ses obligations,
- En cas d'inaptitude de l'apprenti à exercer le métier choisi.

2- Suspension du contrat en cas de situation dangereuse pour l'apprenti
En cas de danger pour la santé ou l'intégrité physique ou morale de l'apprenti (non-conformité des installations, utilisation de substances dangereuses, insultes, harcèlement…), le Directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle peut, après enquête de l'inspecteur du travail, prononcer la suspension du contrat d'apprentissage.
Au cours de cette suspension, la rémunération de l'apprenti est maintenue. Mais il a l'obligation de continuer à suivre les cours en CFA, lequel l'aidera à trouver un nouvel employeur si le DDTEFP prononce la rupture définitive du contrat d'apprentissage. Dans ce dernier cas, il perçoit une somme égale au montant des salaires qu'il aurait perçu si le contrat s'était poursuivi jusqu'à son terme.

G- Des avantages financiers pour l'employeur
Sous conditions :
- Aide à la formation (1 525 € ou 1 830 € selon l'âge de l'apprenti), versée quel que soit l'effectif de l'entreprise,
- Aide de l'Etat à l'embauche (915 € ) dans les entreprises de 20 salariés et moins,
- Exonérations de cotisations sociales.

H- Où s'adresser ?
- Agence locale pour l'emploi (ANPE) ;
- Centre d'Information et d'Orientation (CIO) ;
- Permanence d'Accueil, d'Information et d'Orientation (PAIO) ;
- Mission Locale pour l'Emploi (MLE) ;
- Centre de Formation d'Apprentis (CFA), Chambres de Métiers.

En savoir plus :
Articles L 115-1 et suivants, L 116-1, L 117-1 et suivants et L 118-7 du Code du travail, Articles D 118-1 et suivants du Code du travail, Décrets n°2001-223 du 13/03/2001 et n°2001-982 du 25/10/2001, Circulaire DGEFP n°2002/37 du 19/07/2002.

V- Le contrat de qualification jeune :

A- Quelles sont ses caractéristiques ?

1- Caractéristiques générales
Donner à un jeune une formation générale, théorique et pratique en vue de l'obtention d'une qualification sanctionnée par un diplôme de l'enseignement technologique, professionnel ou un titre homologué, ou reconnue par une convention collective de branche ou par la commission traitant de l'emploi de la branche professionnelle dont dépend l'entreprise. Le temps consacré à la formation est compris dans le temps de travail.

2- Le contrat de travail
Il est écrit conclu pour une durée limitée entre 6 mois et 2 ans. C’est un contrat de travail écrit de type particulier établi sur un formulaire type. Il ne peut prévoir de clause de dédit formation.

B- Qui est concerné ?
Tout jeune entre 16 et 26 ans à la recherche d'un emploi, sans qualification ou ayant une qualification ne leur permettant pas d'obtenir un emploi.
Tout employeur à l'exception :
- De l'Etat, des établissements publics à caractère administratif, des collectivités locales ;
- Des employeurs de concierges, employés d'immeubles, employés de maison et assistantes maternelles.
L'entreprise doit être habilitée par la DDTEFP.

C- La durée de la formation
Au moins égale à 25 % de la durée totale du contrat. La formation est dispensée dans l'organisme de formation après conclusion d'une convention passée entre celui-ci et l'entreprise.

D- La rémunération
Elle varie selon l’âge et l’ancienneté dans le contrat, de 30 % à 75 % du SMIC. (1) Ces montants sont calculés à compter du 1er jour du mois qui suit le jour anniversaire du jeune.
Remarque : la durée d'un contrat d'orientation effectué avant dans ladite entreprise, est prise en compte pour le calcul de la rémunération et de l'ancienneté du salarié.

E- Le tuteur.
L'employeur choisit au sein de son entreprise un tuteur, avec son accord, en tenant compte de son niveau de qualification et de l'objectif à atteindre.
Missions : accueillir, aider, informer et guider le jeune pendant la durée du travail. L'employeur lui permet de disposer du temps nécessaire au suivi des jeunes. Le tuteur peut encadrer simultanément 3 jeunes au maximum (2 s'il est l'employeur) tous contrats confondus (contrats d'apprentissage inclus).

F- Le Jeune.
Le jeune est salarié de l'entreprise. Les lois, règlements et la convention collective de la branche professionnelle ou de l'entreprise lui sont applicables dans les mêmes conditions qu'aux autres salariés dans la mesure où ces dispositions ne sont pas incompatibles avec l'objet du contrat. Des dispositions spécifiques s'appliquent aux jeunes de moins de 18 ans. Il bénéficie de la même protection sociale que l'ensemble des autres salariés. Les périodes de formation se déroulent pendant le temps de travail : le jeune est tenu de suivre les actions de formation avec assiduité et de se conformer au règlement intérieur du stage remis par l'organisme de formation.

G- Des avantages financiers pour l'employeur
Sous conditions :
- Aide à la formation,
- Exonérations de cotisations sociales.

H- Où s'adresser ?
- Agence Locale pour l'Emploi (ANPE) ;
- Centre d'Information et d'Orientation (CIO) ;
- Permanence d'Accueil, d'Information et d'Orientation (PAIO) ;
- Mission locale pour l'Emploi (MLE).

En savoir plus :
Articles L 981-1 et suivants du Code du travail, Articles R 980-1-1 et suivants du Code du travail, Articles D 981-1 et suivants Code du travail. , Décret n°2000-1323 du 26 décembre 2000



VI- Le contrat de qualification adulte

A- Caractéristiques
Contrat écrit conclu pour une durée déterminée (pour une durée de 6 à 24 mois) ou indéterminée avec une période de qualification comprise entre 6 et 24 mois. La durée du contrat ou de la période de qualification est déterminée par le temps nécessaire à l'acquisition d'une qualification.

B- Qui est concerné ?
Les personnes âgées de 26 ans et plus, sans emploi, rencontrant ou susceptibles de rencontrer des difficultés sociales et professionnelles du fait d'une absence de qualification ou d'une qualification insuffisante.
Tout employeur à l'exclusion de l'État, des établissements publics non assujettis au financement des formations en alternance, des collectivités territoriales et leurs groupements, des employeurs de concierges, d'assistant(e)s maternel(le)s, d'employés de maison ou d'immeuble.

C-La formation :
Le contrat de qualification doit permettre l'acquisition d'une qualification professionnelle :
- soit sanctionnée par un titre répertorié ou un diplôme de l'enseignement technologique,
- soit reconnue dans la classification d'une convention collective de branche,
- soit mentionnée sur une liste établie par la Commission paritaire nationale de l'emploi de la branche à laquelle appartient l'entreprise.

La durée des actions de formation professionnelle doit correspondre à 25 % min. de la durée totale du contrat. Le temps de formation inclut :
- les actions nécessaires à l'identification des compétences professionnelles acquises par le bénéficiaire avant la conclusion du contrat de qualification,
- les actions d'accompagnement dont il peut bénéficier pendant le contrat de qualification.
La formation se déroule pendant le temps de travail du salarié.

D- Le tutorat
Le salarié doit être guidé, aidé, informé par un tuteur, disponible et qualifié, désigné par l'employeur. Le tuteur est soit un salarié de l'entreprise, soit l'employeur lui-même.

E- La rémunération
Au moins le SMIC ou le minimum conventionnel s'il est plus avantageux.

F- Avantages financiers pour l'employeur (contrats conclus à compter de 2002)
Une aide de l'Etat est accordée aux employeurs embauchant une personne âgée de 26 ans et plus appartenant à l'une de ces catégories :
- demandeur d'emploi inscrit depuis au moins 12 mois au cours des 18 mois qui ont précédé son embauche en contrat de qualification adultes ;
- bénéficiaire du RMI, de l'ASS ou de l'API ;
- travailleur handicapé ;
- détenu libéré à l'issue d'une période de détention ;
- personne qui du fait de son âge ou de sa situation sociale ou familiale, rencontre des difficultés particulières pour acquérir une qualification indispensable pour l'accès à l'emploi.
Cette aide est d'un montant de 1 525 € pour les 6 premiers mois, augmenté de 120 € par mois supplémentaire. Une aide à la formation du salarié accordée par l'Assedic ou par l'OPCA.

G- Où s'adresser ?
- ALE
- Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP)

En savoir plus
Loi du 29 juillet 1998, Loi de finances pour 2002, Décret n°2002-518 du 16 avril 2002.

VII- Le contrat jeunes en entreprise

A- Qui est concerné ?
Les jeunes de 16 à moins de 23 ans dont le niveau de formation est inférieur au baccalauréat (titulaires d'un CAP ou d'un BEP ou sans qualification). Le jeune recruté ne doit pas avoir été employé dans l'entreprise au cours des 12 mois précédant l'embauche, sauf s'il était titulaire d'un CDD (y compris d'un contrat de qualification, d'adaptation, d'orientation ou d'un contrat d'apprentissage) ou d'un contrat de travail temporaire.

Tous les employeurs affiliés à l'Unedic (à l'exception des particuliers), ainsi que les entreprises de pêche maritime peuvent conclure des contrats jeunes.

L'employeur doit toutefois respecter les conditions suivantes :
- n'avoir procédé à aucun licenciement économique dans les 6 mois qui précédent le recrutement;
- être à jour de ses cotisations et contributions sociales.

B- Durée du contrat
Obligatoirement conclu à durée indéterminée, le contrat est à temps plein ou à temps partiel (mi-temps minimum).

C- Rupture du contrat
Le jeune peut rompre le contrat sans préavis, afin de conclure un contrat d'apprentissage ou un contrat de qualification ou de suivre une formation professionnelle. En dehors de ces modalités particulières de rupture du contrat, ce CDI peut prendre fin dans les mêmes conditions que les autres contrats à durée indéterminée.

D- Salaire
Au min. le SMIC (sauf abattements applicables aux moins de 18 ans) ou le min. conventionnel s'il est plus favorable.

E- Aide versée à l'employeur
Le contrat jeunes en entreprise ouvre droit à une aide forfaitaire versée à l'employeur. Accordée pour une durée de 3 ans au plus, cette aide varie entre 225 € et 292,50 € par mois en fonction du montant de la rémunération du jeune.
Pour les salariés à temps partiel (mi-temps minimum), le montant de l'aide est proportionnel à la durée prévue au contrat de travail.

F- Où s'adresser ?
- Missions locales et PAIO
- Agence locale pour l'emploi (ANPE)
- Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle

En savoir plus
Articles L 322-4-6, L 322-4-6-1 à L 322-4-6-5 et D 322-8 à D 322-10-4 du Code du travail. , Loi n°2002-1095 du 29 août 2002, Décret n°2002-1163 du 13 septembre 2002, Circulaire DGEFP n°2002-41 du 23 septembre 2002.

VIII- Le contrat initiative emploi (CIE)

A- Quelles sont les caractéristiques ?

La conclusion d'un contrat initiative emploi (CIE) donne lieu à la signature :
- d'un contrat de travail entre le salarié et l'employeur,
- d'une convention entre l'employeur et l'ANPE.

B- Qui est concerné ?

Les bénéficiaires :
- les personnes inscrites comme demandeurs d'emploi depuis au moins 18 mois durant les 36 mois précédant l'embauche ;
- les personnes âgées de plus de 50 ans et inscrites comme demandeurs d'emploi depuis au moins 12 mois dans les 18 mois précédant l'embauche ;
- les personnes résidant dans les zones urbaines sensibles (ZUS) et inscrites comme demandeurs d'emploi depuis au moins 12 mois dans les 18 mois précédant l'embauche ;
- les bénéficiaires du revenu minimum d'insertion, de l'allocation spécifique de solidarité ou de l'allocation de parent isolé ;
- les travailleurs handicapés et assimilés (article L323-1 du Code du travail) ;
- les détenus ou anciens détenus ;
- les personnes qui ne remplissent pas l'une de ces conditions et qui rencontrent, du fait de leur âge, de leur situation sociale ou familiale, de graves difficultés d'accès à l'emploi.

Les durées d'inscription comme demandeur d'emploi exigées sont prolongées des périodes pendant laquelle la personne suivait une formation, était en contrat emploi solidarité, en contrat emploi consolidé ou en contrat d'insertion par l'activité économique, ainsi que des périodes d'arrêt maladie, maternité ou accident du travail.

Tous les employeurs affiliés à l'Unedic peuvent conclure des contrats initiative emploi (CIE). Sont exclues les entreprises ayant licencié pour raison économique dans les 6 mois précédant l'embauche, l'Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics administratifs, les particuliers employeurs.

C- La durée du contrat
C’est soit un CDI, soit un CDD de 12 et 24 mois. Il prévoit une durée hebdomadaire de travail au moins égale à 17h30 (ou l'équivalent sur le mois ou l'année). Pour certains travailleurs handicapés et sur présentation d'une attestation du médecin, cette durée peut être inférieure.

D- Le statut et la rémunération du salarié
Le salarié en CIE, à temps plein ou à temps partiel, bénéficie des mêmes conditions de travail que les autres salariés de l'entreprise.
Rémunération : au min. égale au SMIC ou au min. conventionnel s'il est plus favorable.

E- Une formation et un tutorat facultatifs
Le salarié peut bénéficier d'une formation liée à l'activité de l'entreprise, accompagnée éventuellement d'un tutorat. D'une durée comprise entre 200 et 400 heures, la formation est dispensée pendant le temps de travail par un organisme de formation.
Le tutorat est réservé aux personnes en grandes difficultés d'accès à l'emploi, c’est un salarié de l'entreprise
Missions : faciliter l'insertion de la personne embauchée dans l'établissement (accueil, information, liaison avec l'organisme de formation…).

F- Un accompagnement possible par l'ANPE
La personne embauchée en CIE peut bénéficier d'un accompagnement social par l'ANPE destiné à remédier aux difficultés liées à la reprise d'emploi. Si cet accompagnement est assuré en tout ou partie dans l'entreprise, le salarié doit obtenir préalablement l'accord de l'employeur.

En savoir plus :
Articles L 322-4-2 et L 322-4-5 du Code du travail, Loi de finances pour 2002 n°2001-175 du 28 décembre 2001 (article 141), Décret n°2002-400 du 25 mars 2002, Circulaire DGEFP n°2003-15 du 30 juin 2003 et ses annexes (cumul avec d'autres aides, questions-réponses...)

IX- Le contrat d'orientation

A- Quelles sont ses caractéristiques ?
Favoriser l'orientation professionnelle des jeunes rencontrant des difficultés particulières d'accès à l'emploi.

B- Qui est concerné ?
Tout jeune à la recherche d'un emploi âgé de :
- Entre 16 et 22 ans non diplômé et ayant au plus achevé un second cycle de l'enseignement secondaire général, technologique ou professionnel et sans avoir obtenu le diplôme préparé
- de moins de 25 ans, non titulaire d'un diplôme professionnel (mais qui peut posséder un bac général ou technologique) ayant abandonné ses études avant d'avoir obtenu un diplôme du 1er cycle de l'enseignement supérieur général (DEUG).
Tout employeur à l'exception:
- de l'Etat, des établissements publics à caractère administratif, des collectivités locales ;
- des employeurs de concierges, employés d'immeubles, employés de maison et assistantes maternelles ;
- des associations intermédiaires et des entreprises de travail temporaire pour le personnel mis à disposition.

C- Un contrat écrit conclu pour une durée limitée
Contrat à durée déterminée non renouvelable d'une durée maximale de :
- 9 mois pour les jeunes de 16 à moins de 22 ans visés ci-dessus ;
- 6 mois pour les jeunes de moins de 25 ans visés ci-dessus.

Lors de la conclusion du contrat, l'employeur remet au jeune un document d'information sur l'objectif et le contenu des actions d'orientation. Le contrat ne peut comporter de clause de dédit formation.

La durée de formation est adaptée à la situation du jeune
L'employeur est tenu de faire participer le jeune à des actions d'orientation et de formation. La durée de la formation représente au minimum :
- 25% de la durée totale du contrat pour les jeunes de moins de 22 ans visés ci-dessus ;
- 20% de la durée totale du contrat pour les jeunes de moins de 25 ans visés ci-dessus.
Les actions d'orientation et de formation sont mises en oeuvre par un ou plusieurs organismes de formation interne ou externe à l'entreprise.

D- Une rémunération minimum
La rémunération minimum du jeune, fixée en pourcentage du SMIC (à défaut de dispositions plus favorables résultant de la convention collective applicable), varie selon son âge.

E- Le tuteur
L'employeur choisit un tuteur au sein de son entreprise parmi les salariés volontaires, qualifiés et justifiant d'une expérience professionnelle d'au moins deux ans et.
Missions : accueillir, aider, informer et guider le jeune, assurer la liaison entre l'organisme de formation, le jeune et les salariés de l'entreprise. Il doit disposer du temps nécessaire au suivi des jeunes. Il encadre simultanément 3 jeunes au maximum (2 s'il est l'employeur) tous contrats confondus (y compris les contrats d'apprentissage).

F- Le jeune
Le jeune est salarié de l'entreprise. Les lois, règlements et convention collective de la branche professionnelle ou de l'entreprise lui sont applicables dans les mêmes conditions qu'aux autres salariés dans la mesure où ces dispositions ne sont pas incompatibles avec l'objet du contrat. Des dispositions spécifiques s'appliquent aux jeunes de moins de 18 ans. Le jeune titulaire d'un contrat d'orientation ne peut pas effectuer d'heures supplémentaires. Il bénéficie d'une protection sociale identique à celle des autres salariés. Les périodes d'orientation et de formation se déroulent pendant le temps de travail : le jeune est tenu de suivre les actions de formation avec assiduité et de se conformer au règlement intérieur du stage remis par l'organisme de formation.

G- Où s'adresser ?
- Agence Locale pour l'Emploi (ANPE) ;
- Centre d'Information et d'Orientation (CIO) ;
- Permanence d'Accueil, d'Information et d'Orientation (PAIO) ;
- Mission locale pour l'Emploi (MLE).

En savoir plus :
Articles L 981-7 et suivants du Code du travail, Articles D 981-3 à D 981-8 du Code du travail.

X- Le contrat d'adaptation

A- Quelles sont ses caractéristiques ?
Permettre au jeune d'acquérir une formation complémentaire adaptée à l'emploi.

B- Qui est concerné ?
Tout jeune entre 16 et 26 ans avec ou sans qualification susceptible d'occuper rapidement un emploi.
Tout employeur à l'exception :
- de l'Etat, des établissements publics à caractère administratif, des collectivités locales ;
- des employeurs de concierges, employés d'immeubles, employés de maison et assistantes maternelles.

C- Un contrat de travail écrit conclu pour une durée limitée ou non
C’est un contrat de travail écrit de type particulier établi sur un formulaire type et signé par l'employeur et le jeune.
Le contrat est conclu :
- soit à durée déterminée comprise entre 6 et 12 mois ;
- soit à durée indéterminée avec une période d'adaptation comprise entre 6 et 12 mois. Dans ce cas, il a pour objet de pourvoir à un emploi permanent dans l'entreprise.
Le contrat d'adaptation ne peut être conclu à temps partiel. Il ne peut prévoir de clause de dédit formation.
La durée de la formation est au minimum de 200 heures.

D- Une rémunération minimum
Elle est au moins égale à 80% du salaire minimum conventionnel du poste occupé sans pouvoir être inférieure au SMIC pendant :
- la totalité d'un contrat à durée déterminée ;
- la période d'adaptation dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée. Au-delà, la rémunération minimale est égale au minimum conventionnel.

E- Le tuteur responsable de la formation
L'employeur choisit un tuteur au sein de son entreprise parmi les salariés volontaires, qualifiés et justifiant d'une expérience professionnelle d'au moins deux ans.
Missions : d’accueillir, aider, informer et guider le jeune. Il assure la liaison entre l'organisme de formation, le jeune et les salariés de l'entreprise. Il doit disposer du temps nécessaire au suivi des jeunes. Il encadre simultanément 3 jeunes au maximum (2 s'il est l'employeur) tous contrats confondus (y compris contrat d'apprentissage).

F- Les droits et obligations du jeune
Il est salarié de l'entreprise. Les lois, règlements et convention collective de la branche professionnelle ou de l'entreprise lui sont applicables dans les mêmes conditions qu'aux autres salariés dans la mesure où ces dispositions ne sont pas incompatibles avec l'objet du contrat. Des dispositions spécifiques s'appliquent au jeune de moins de 18 ans. Il bénéficie de la même protection sociale que celle des autres salariés. Les périodes de formation se déroulent pendant le temps de travail : le jeune est tenu de suivre les actions avec assiduité et de se conformer au règlement intérieur du stage remis par l'organisme de formation.

G- Où s'adresser ?
- Agence Locale pour l'Emploi (ANPE) ;
- Centre d'Information et d'Orientation (CIO);
- Permanence d'Accueil, d'Information et d'Orientation (PAIO) ;
- Mission locale pour l'Emploi (MLE).
En savoir plus
Articles L 981-6 du Code du travail, Articles D 981-9 à D 981-16 du Code du travail.


PRIME REGIONALE A LA CREATION D’ENTREPRISE
(PRCE)


PRIME REGIONALE A L’EMPLOi (PRE)

AIDES AU RECRUTEMENT (de second) SUR DES FONCTIONS NOUVELLES

CONTRATS « Jeunes en Entreprise »

PROGRAMME LEADER + « Accueil Millevaches »

PRIME REGIONALE A LA CREATION D’ENTREPRISE (PRCE)
CONDITIONS A REMPLIR

- Créations pures d’une 1ère entreprise

- L’entreprise, quelle que soit sa forme juridique, doit être immatriculée au Répertoire des Métiers depuis moins de 12 mois au moment où elle sollicite la PRCE.

- Pour les SARL et SA le capital éventuellement détenu par des associés majoritaires dans d’autres sociétés (ou par d’autres sociétés) doit être au total inférieur à 50% du capital de la société demanderesse.
- un plan de financement faisant apparaître une répartition équilibrée entre les fonds propres et les capitaux extérieurs nécessaires à la réalisation du programme (subventions et emprunts) doit être présenté.
- Toutes les activités ne sont pas primables. (voir contacts)
- L’entreprise doit s’engager à créer, dans un délai de 3 ans à compter de l’inscription, 3 emplois permanents, ou 1 emploi si elle est implantée dans une zone défavorisée. Il doit s’agir de contrats de travail à temps plein, à durée indéterminée. 2 emplois à mi-temps sont assimilables à un temps plein.

MONTANT DE L’AIDE

Le montant de la prime dépend de la localisation et de l’activité exercée.

1°) Zones défavorisées :
- 23 000 € maximum pour la création de 1 emploi permanent.
- 31 000 € maximum pour 3 emplois.

2°) Autres zones :
-15 000 € maximum pour la création de 3 emplois permanents.
- 23 000 € maximum pour 6 emplois.
La PRCE est limitée:
- au montant des fonds propres pour les sociétés
- au montant des apports financiers de l’artisan pour les entreprises individuelles

OBSERVATIONS

- Sont exclus de la prime l’emploi du principal dirigeant de l’entreprise (sauf SCOP), celui de son conjoint, de ses ascendants et descendants.
- La PRCE peut être cumulée avec la Prime Régionale à l’Emploi.
- Par délibération du 13/12/91 le Conseil Régional a décidé de primer la commune de BELLAC et le canton de BESSINES au montant de la zone 1 pour prendre en considération la situation économique particulièrement dégradée dans ces 2 bassins d’emploi.

RECOMMANDATIONS

La demande de prime doit être faite auprès de:
CONSEIL REGIONAL
27, Bd. de la Corderie
87000 LIMOGES


Tél.: 05 55 45 19 00 FAX: 05 55 45 18 25 PRIME REGIONALE A L’EMPLOi (PRE)

- La recevabilité des demandes de PRE dépend de la localisation des projets, de leur nature et de l’activité.
- La prime peut être accordée pour tout programme de création, d’extension, de conversion d’activité.
- Il doit s’agir de la création d’emplois supplémentaires par rapport à l’effectif permanent de l’entreprise au cours des 12 derniers mois précédant la date de dépôt de la lettre d’intention.
- La création d’un emploi doit résulter du recrutement d’une personne à temps plein avec contrat de travail à durée indéterminée. (2 emplois à mi-temps sont assimilables à un temps plein).
- Toutes les activités ne sont pas primables. (voir contacts)
- La demande de prime résulte du dépôt, avant toute création d’emploi, d’une lettre d’intention, suivie, dans un délai maximum de 6 mois, de la remise du dossier complet définitif.

MONTANT DE L’AIDE

Le montant de la prime dépend de la localisation et de l’activité exercée.
- 1°) Zones défavorisées :
6 000 € maximum par emploi créé pour les 5 premiers et pour la création du 10ème.
- 2°) Zones intermédiaires :
3 000 € maximum par emploi créé pour les 5 premiers et pour la création du 10ème.
- 3°) agglomération :
1 500 € maximum par emploi créé pour les 5 premiers et pour la création du 10ème.

La PRE est limitée:
- au montant des fonds propres pour les sociétés
- au montant des apports financiers de l’artisan pour les entreprises individuelles

OBSERVATIONS
- Il ne peut être attribué à un même bénéficiaire plus d’une prime au cours d’une même période de 3 ans.

- Sont exclus de la prime l’emploi du principal dirigeant de l’entreprise (sauf SCOP), celui de son conjoint, de ses ascendants et descendants.

- Le programme doit être réalisé dans un délai de 3 ans à compter du dépôt de la demande.

- Il ne peut être accordé, à un même bénéficiaire, plus d’une PRE au cours d’une même période de 3 ans.

- La PRE peut être cumulée avec la PRCE.

- Par délibération du 13/12/91 le Conseil Régional a décidé de primer la commune de BELLAC et le canton de BESSINES au montant de la zone 1 pour prendre en considération la situation économique particulièrement dégradée dans ces 2 bassins d’emploi.

RECOMMANDATIONS

La demande de prime doit être faite auprès de:
CONSEIL REGIONAL
27, Bd. de la Corderie
87000 LIMOGES
Tél.: 05 55 45 19 00

AIDES AU RECRUTEMENT (de second) SUR DES FONCTIONS NOUVELLES

BENEFICIAIRES :

- Les entreprises inscrites au Répertoire des Métiers.
- Les groupements d’entreprises artisanales.

OPERATIONS PRISES EN COMPTE

- recrutement d’un salarié en contrat à durée indéterminée sur un poste de second du chef d’entreprise offrant la possibilité d’une meilleure organisation et d’un développement des activités

- accueil de stagiaires sous statut étudiant pour une période minimale de 3 semaines permettant d’expérimenter des disciplines nouvelles ou complémentaires dans l’entreprise et d’ouvrir des perspectives d’innovation ou de commercialisation.

MODALITES DE L’AIDE

- recrutement “d’un second”
Subvention au taux maximum de 50 % du montant des salaires bruts et des charges patronales.
La subvention est plafonnée à 30 000 euros pour la première année d’embauche ou exceptionnellement sur l’ensemble de deux premières années. Cette aide n’est pas cumulable avec une autre subvention à l’emploi.

- pour l’accueil de stagiaire :
Subvention au taux maximum de 80 % des dépenses supportées par l’entreprise et constituées notamment par les indemnités versées au stagiaire. La subvention est plafonnée à 100 euros par semaine, et à 2 000 euros par période de 12 mois.

RECOMMANDATIONS :

Les dossiers complets doivent être déposés simultanément auprès des services compétents de l’Etat et de la Région.

La réalisation des investissements peut intervenir dès lors que le dossier est déclaré complet.

RENSEIGNEMENTS, AIDE AU MONTAGE DU DOSSIER

SERVICE ECONOMIQUE CHAMBRE DE METIERS Tél : 05.55.29.95.98

CONTRATS « Jeunes en Entreprise »

OBJET :

Aide financière de l’Etat pendant 3 ans pour l’embauche d’un jeune de moins de 23 ans en contrat à durée indéterminée (à temps plein ou à temps partiel au moins égal à un mi-temps) sans qualification ou peu qualifié.

BENEFICIAIRES :

L’employeur doit :

- être à jour de ses contributions sociales
- ne pas avoir licencié pour motif économique dans les 6 derniers mois
- ne pas bénéficier d’une autre aide à l’emploi
- le jeune ne doit pas avoir travaillé dans l’entreprise dans les 12 mois précédant l’embauche sauf s’il est titulaire d’un contrat de travail à durée déterminée ou d’un contrat de travail temporaire

Le jeune doit :
- être âgé de 16 à moins de 23 ans
- sans qualification ou avec une qualification maximum de niveau v (CAP, BEP ou niveau BAC sans le diplôme)

MONTANT

Remboursement forfaitaire des cotisations patronales sur 3 ans.

225€/mois pour le jeune employé à temps plein et rémunéré au Smic et 292€ maximum pour les rémunérations égales à 1,3 fois le Smic.

Le montant de l’aide augmente proportionnellement au salaire et est réduit en fonction du nombre d’heures effectué dans le mois.

L’aide est versée à taux plein les 2 premières années et à 50% la 3ème année.

DÉMARCHES

L’employeur doit retirer une demande d’aide auprès de l’ASSEDIC.

ASSEDIC
38, Rue de l’Estabournie
19 007 TULLE
Tél : 05 55 11 64 00
PROGRAMME LEADER + « Accueil Millevaches »

BENEFICIAIRES

Les entreprises artisanales et commerciales installées sur le territoire de Millevaches (65 communes : Affieux, Aix,Alleyrat, Ambrugeat, Bellechassagne,Bonnefond, Bugeat, Chamberet, Chaumeil, Chavanac,Chaveroche,Combressol,CorrèzeCouffy sur Sarsonne, Courteix, Darnets, Davignac, L'Eglise aux Bois, Eygurande, Feyt,Gourdon-Murat,Grandsaigne, Lacelle, Lamazière Haute, Laroche Pres Feyt, Lestards, Lignareix, Le Lonzac, Madranges, Maussac, Merlines, Meymac, Meyrignac l'Eglise, Millevaches, Monestier Merlines, Peret Bel Air, Perols sur Vézère, Peyrelavade, Peyrissac, Pradines, RilhacTreignac, Saint Angel, Saint Augustin, Saint Etienne aux Clos, saint Frejoux, Saint Germain Lavolps, Saint Hilaire les Courbes, Saint Merd les Oussines, Saint Pardoux le Neuf, Saint pardoux le Vieux, saint Remy, Saint Setiers, Saint Sulpice les Bois, Saint Yrieix le Dejalat, Sarran, Sornac, Soudaine -Lavinadière, Soudeilles, Tarnac, Toy Viam, Treignac, Veix, Viam, Vitrac sur Montane).

1) AIDE A L'INSTALLATION PROFESSIONNELLE

Création ou reprise d'une activité créant jusqu'à 2 emplois (hors dirigeant), le demandeur devra avoir moins de 46 ans.

Dépenses subventionnables
- Investissements immobiliers, intérieurs ou extérieurs
- Equipements et investissements mobiliers et matériels
- Aménagement des véhicules de tournées

Sont exclus :

- acquisition de véhicule, fonds de commerce, droit au bail, terrains

- matériel d'occasion et investissements effectués en crédit bail

Dépenses éligibles comprises entre 3 050€ et 21 344€.

Montant de l'aide

Subvention maximum 25% des dépenses HT, plafonnée à 5 336€.

2) AIDE A LA CREATION DU PREMIER EMPLOI

Entreprises de moins de 3 ans s'engageant à créer un premier emploi à plein temps et en contrat à durée indéterminée (hors poste du dirigeant), le passage d'un contrat d'apprentissage en CDI est éligible s'il s'agit du premier salarié.

Dépenses subventionnables
Salaires liés au poste durant la première année (salaire brut et cotisations sociales)

Dépenses plafonnées à 21 344 €

Montant de l'aide
Subvention maximum de 25% de ces dépenses plafonnées à 5 336€

3) ACCUEIL DE JEUNES SALARIÉS

Aide attribuée au jeune de moins de 30 ans, salarié à temps plein en contrat à durée indéterminée ou en contrat d’apprentissage et qui réside sur le territoire du Millevaches

Dépenses subventionnables

Dépenses nécessaires à l'installation personnelle du jeune et sont calculées sur les 3 premières années.
Sont exclus :
- caution, acquisition de véhicules, matériel d'occasion et investissements effectués en crédit bail
dépenses plafonnées à 11 433€
Montant de l'aide
subvention maximum de 40% des dépenses HT et plafonnées à 4 573€

RENSEIGNEMENTS ET MONTAGE DES DOSSIERS

Groupe d'Action Locale LEADER Millevaches
Le Bourg
23 340 Gentioux-Pigerolles
Tel : 05.55.67.97.90 Fax : 05.55.67.95.30 Mail : accueil.millevaches@wanadoo.fr

Chambre de Métiers de la Corrèze - Service économique
Tél : 05.55.29.95.98

Les aides à l’embauche

Prime Régionale à la Création d’Entreprise Pour les créations d’entreprise. Immatriculation au Répertoire des Métiers depuis moins de 12 mois. L’entreprise doit s’engager à créer, dans un délai de 3 ans, 3 emplois permanents, ou 1 emploi si elle est implantée dans une zone défavorisée. Il doit s’agir de CDI à temps plein (…) Prime Régionale à l’Emploi La création d’un emploi doit concerner une personne à temps plein CDI. Le montant et l'éligibilité dépendent de la localisation et de l’activité. Concerne les 5 premiers emplois créés et le 10e (…) Aide au recrutement de second Recrutement d’un salarié en CDI sur des fonctions nouvelles (second du chef d’entreprise) offrant la possibilité d’une meilleure organisation et d’un développement des activités. Montant maximum : 50 % des salaires bruts et des charges patronales, plafonnée à 30.000 euros pour la première année d’embauche (…) Contact : Conseil Régional : 05 55 45 19 00 Contrat « jeunes en entreprises » Aide financière de l’Etat pendant 3 ans pour l’embauche d’un jeune de moins de 23 ans en CDI (temps plein ou temps partiel au moins égal à un mi-temps) sans qualification ou peu qualifié. Remboursement forfaitaire des cotisations patronales sur 3 ans (…) Contact : Assedic : 05 55 11 64 00 Programme Leader + « Accueil Millevaches » Aide à la creation du premier emploi : concerne les entreprises artisanales et commerciales installées sur le territoire de Millevaches (65 communes). Dépenses subventionnables : salaires liés au poste durant la 1e année (salaire brut et cotisations sociales). Subvention maximum de 25% des dépenses plafonnées (…) Contact : Conseil Général : 05 55 93 70 00

Samedi 1 Novembre 2003
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Tags : dossier, recruter

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