Artisanat, Trait d'Union, le magazine de l'ARTISANAT en CORREZE
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Artisanat en Corrèze : Trait d'Union, le magazine de l'ARTISANAT en CORREZE

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Interview de M. Alain BALLAY



Député de la 1re circonscription de la Corrèze (Tulle-Ussel)
Successeur de Madame Sophie Dessus - Conseiller municipal d’Aix



Comment vivez-vous vos premières semaines de député ?

Elles ont été évidemment compliquées à vivre. J’ai été le suppléant et le collaborateur de Sophie Dessus pendant près de 4 ans, mais j’étais avant tout son ami. Sa disparition brutale m’a donc profondément peiné, comme énormément de personnes en Corrèze. Sophie était une élue pleinement dévouée, volontaire, disponible, respectueuse de tous. Dans un style forcément différent, je vais m’efforcer de perpétuer son engagement sans jamais l’oublier, car le travail doit continuer pour le territoire et pour ses habitants.

 

Quel regard portez-vous sur l’économie de la Haute Corrèze et sur l’Artisanat en particulier ?

Nous le savons tous, l’économie de la Haute-Corrèze est fragile : un territoire quelque peu enclavé, très peu d’entreprises de plus de 100 salariés, un bassin d’emplois dominé par le bâtiment alors que c’est précisément ce secteur qui a le plus souffert ces derniers temps, une diminution globale du nombre d’emplois salariés… 

Le constat est préoccupant. C’est dans ce contexte que l’importance de l’Artisanat doit être mise en exergue. Sans avoir les derniers chiffres en tête, je sais que la densité d’établissements artisanaux en Haute-Corrèze est largement supérieure à la moyenne nationale. Au-delà des problématiques d’emplois, l’Artisanat est l’essence même de l’économie de proximité : il est indispensable à la vie des Corréziens et contribue activement à l’attractivité de nos territoires ruraux.

 

Dans un contexte contraint par les finances publiques, quel message souhaitez-vous adresser aux artisans corréziens de votre circonscription ?

D’une manière générale, les efforts demandés par le Gouvernement portent leurs fruits : le déficit public diminue (-3,5% du PIB sur l’année 2015 contre -4,0% en 2014), la dette publique vient de connaître sa plus faible progression depuis 2007 (+0,4 point), les prélèvements obligatoires baissent également (44,8% du PIB en 2014, soit -0,3 point), tout comme la part des dépenses publiques dans la richesse nationale (55,3% du PIB, soit -1 point)… Pour autant, le Gouvernement n’abandonne pas les territoires ruraux. Bien au contraire, il a mis en place des outils dont l’objectif est de favoriser le développement économique de proximité : CICE, dispositif « embauches PME », aides aux TPE pour recruter de jeunes apprentis, suramortissement fiscal pour les investissements, aides à la transmission d’entreprises, soutien à la revitalisation des centre-bourgs, aides à la rénovation énergétique des bâtiments anciens, abondement du FISAC… Il faut que les artisans s’approprient toutes ces mesures. Au vu de leur réactivité, je suis convaincu qu’ils seront les fers de lance de la relance économique tant espérée.

 

Concrètement en tant que député, que pouvez-vous apporter aux artisans, et plus généralement aux entreprises du territoire ?

Le cœur du métier de député, c’est l’écriture de la loi. Pour prendre un exemple concret, en tant que membre de la commission des affaires sociales, je participe directement aux travaux sur la loi El Khomri. A cet égard, il me faut être à l’écoute de tous les acteurs du territoire sur ce sujet, à l’instar de mes autres collègues de l’Assemblée Nationale. Sur certains articles, il est d’ores et déjà prévu que les petites entreprises ne soient pas soumises aux mêmes règles que les plus grandes, preuve de notre bienveillance vis-à-vis des TPE. Un autre aspect du mandat de député, c’est d’être « facilitateur » de dossier. Un parlementaire, ce n’est ni un président de Conseil Régional, ni un président de Conseil Communautaire : il n’a pas de subvention à apporter aux entreprises. Mais il est là pour les épauler et servir d’intermédiaire lorsque des difficultés se présentent, ou lorsqu’un coup de pouce est nécessaire pour débloquer une demande. Dernièrement, Sophie Dessus avait été associée au processus qui a abouti à la reprise des laboratoires Salem (Meymac) et Fabre (Saint-Augustin). Elle s’était également impliquée dans le sauvetage de l’atelier Anovo, toujours à Saint-Augustin. Un député c’est ça et c’est ce que j’essaierai d’être : à l’écoute et en soutien auprès de tous mes administrés.

 

Mercredi 11 Mai 2016
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