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CFA des 13 Vents

La mobilité européenne des apprentis



Les échanges européens permettent aux apprentis de renforcer leur construction personnelle, de développer leur autonomie et de découvrir de nouveaux horizons culturels et professionnels. Les échanges européens existent au CFA depuis près de 20 ans, mais ont évolué : les départs sont désormais individuels ou en binôme et durent deux semaines en moyenne. Depuis plus de 2 ans, ils s'inscrivent de manière obligatoire dans le projet pédagogique de l'établissement et
dans le cursus de formation de tous les niveaux IV (BP - BTM) et ponctuellement des niveaux V majeurs (mentions complémentaires). 
A l’issue de ces stages (qui se déroulent exclusivement en entreprise grâce à la création d’un réseau de partenaires partout en Europe), les apprentis reçoivent une « attestation de stage européen », témoignant de la valeur ajoutée d’une telle expérience. Parmi ces jeunes, aucun n'est bilingue mais reçoit systématiquement en amont une préparation linguistique et culturelle par un formateur anglophone. La mobilité européenne au CFA les 13 Vents, ce sont plus de 40 apprentis envoyés chaque année dans toute l’Europe pour un séjour professionnel : en Allemagne, Angleterre, Espagne, Portugal, Belgique, Pologne et bien d’autres à venir.
Nous avons recueilli l’avis de quelques jeunes stagiaires 2011…



Vanessa, stagiaire en pâtisserie à Schorndorf en Allemagne

La mobilité européenne des apprentis
Tu rentres de Schorndorf en Allemagne après 2 semaines de stage. Quel est ton ressenti ?
J’ai travaillé dans la boulangerie pâtisserie Hetzinger, une grosse entreprise artisanale de 10 salariés, avec une large gamme de produits, surtout des viennoiseries et des Bretzels bien sûr. C’est vraiment une bonne expérience, je n’en garde que des bons souvenirs, j’ai découvert d’autres méthodes de travail, des normes d’hygiène différentes et une autre culture, prticulièrement dans les traditions culinaires.

Le plus marquant professionnellement pour toi ?
La préparation des œufs en nougatine que je n’avais jamais faite et la découverte des tartes et entremets très épais (avec beaucoup de crème) qui sont vendus en parts individuelles. J’ai aussi gardé contact avec les apprentis allemands et nous communiquons régulièrement sur internet.

Que dirais-tu aux futurs participants ?
De ne surtout pas hésiter et de faire un effort sur l’apprentissage de l’anglais, c’est là qu’on réalise l’importance d’une langue étrangère pour mieux communiquer et être plus autonome. Et puis, si possible, de retenter l’expérience dans un autre pays européen en 2e année.

Ton avenir professionnel, tu le vois en France ou ailleurs ?
Malgré cette expérience positive, je pense rester en France pour ma carrière car la France reste le pays de la gastronomie.

Iulian, stagiaire en cuisine en Angleterre

La mobilité européenne des apprentis
Qu’est-ce qui t’a incité à partir en Allemagne en 2010 puis en Angleterre cette année ?
Deux raisons essentielles m’ont poussé à faire ce choix : tout d’abord, le fait d’aller voir ailleurs ce qui se passe, surtout dans deux pays radicalement différents en matière de gastronomie. Ensuite, les formateurs et Jérôme Bordes, responsable de la mobilité au CFA, m’ont vraiment encouragé à partir avec le programme Léonardo*.

Les méthodes de travail et les matières d’œuvre utilisées sont-elles les mêmes ?
Je me faisais beaucoup de cinéma, un peu angoissé avant d’arriver sur place. Mais, dés mon arrivée, j’ai été rassuré. En Allemagne comme en Angleterre, les méthodes en cuisine sont les mêmes. Particulièrement à l’heure du « coup de feu » et avec la même ambiance qu’en France. Même si la manière de travailler le produit peut être différente. 

Il y a bien quelque chose qui change vraiment ?
Oui : la langue bien sûr, les techniques et les recettes, c’est tout.

Qu’est-ce qui t’a le plus manqué ? La nourriture comme certains de tes camarades ?
Ce qui m’a manqué le plus : la famille et les amis. Pour la nourriture, aucun problème bien que certains de mes collègues s’en soient plaints. J’ai tout de même pris 2 kg en Allemagne.

Concrètement, que retires-tu de ces séjours ?
J’ai appris à être plus autonome, à planifier et à m’organiser. J’ai plus confiance en moi, je me sens plus responsable qu’avant et plus capable de m’adapter à un environnement nouveau... 

Quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes qui, comme toi, envisagent de partir avec le programme Léonardo ?
De vivre à fond cette expérience. Qu’importe de savoir où l’on va, où l’on vivra, ce qui est sûr, c’est que l’on en ressort grandi et que cela nous donne envie d’aller plus loin... 

* Le programme Léonardo permet la mobilité des apprentis désireux d’acquérir une expérience professionnelle en Europe.

Mercredi 3 Août 2011
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