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Dossier
Les structures groupées de l'artisanat.Quant on est artisan, c'est à dire viscéralement attaché à son indépendance, s’unir n'est pas toujours facile. Pourtant, et parfois plus qu'ailleurs, les artisans corréziens ont su dépasser la barrière du voisin concurrent pour se regrouper et mettre ensemble en place les moyens de faire avancer et progresser l'entreprise. Au delà de l'outil au service de la collectivité, ce sont l'apprentissage de nouvelles solidarités et un nouvel état d'esprit forgé autour des mots “ adhérent, coopérateur, complémentarité... ” Car la Corrèze peut s'enorgueillir d'avoir une des plus fortes densités, au plan national, d'artisans participant à une structure associative, sous quelques formes que ce soient.
Ce dossier, qui n'a pas la prétention d'être exhaustif, indique le poids économique des structures à vocation départementale, démontre la volonté opiniâtre des artisans qui les conduisent et l'engagement des adhérents. Des adhérents qui travaillent à leur bonne marche quotidienne, à l'égal de ceux oeuvrant dans les organisations professionnelles ou les diverses structures du secteur des métiers. Souhaitons que ce vaste mouvement coopératif se poursuive et s'amplifie, à l'image de l'arrivée récente de la coopérative CAP Bois et Toit. Certains projets appellent une suite. Quelques uns envisagent désormais de structurer, mutualiser les moyens de ces coopératives. Les artisans pourront compter, comme par le passé, sur la Chambre de métiers pour appuyer, accompagner et fédérer leurs initiatives.
Les différents types de groupements d’artisans
Les groupements d'achats Ils permettent de grouper les achats des entreprises d'un même secteur professionnel afin d'obtenir par l'effet de taille une meilleure qualité d'approvisionnement : sélection des fournisseurs et des produits, prix, conditions de paiement et de livraison.
Les groupements de services Ils mettent à la disposition des entreprises associées, des moyens techniques que ces dernières ne pourraient elles-mêmes acquérir : équipements de technologies nouvelles ou de mise en conformité aux règles d'hygiène et de sécurité, ou encore de services d'études ou administratifs... Les groupements de commercialisation Ils consistent pour les entreprises membres à rationaliser leurs circuits de distribution, à gérer en commun un espace, à se partager un service commercial commun autour d'une image de marque collective créée à cet effet. Les petites entreprises peuvent se positionner sur des marchés de grande dimension, ou répondre à la demande d'un service complet pouvant nécessiter l'association de plusieurs métiers... 1 - La SOCOBAC : s’unir pour construire
La première entreprise du bâtiment du département est une coopérative : la SOCOBAC. La Société Coopérative de Construction du Bâtiment de la Corrèze occupe cette première place depuis 1988 et ne l'a jamais quittée depuis. Créée en 1977, elle s'est donnée le temps de mûrir, de grandir et de se composer une philosophie coopérative. Elle est aujourd'hui la plus ancienne et la plus florissante en nombre d'adhérents et de chiffre d'affaires de tous les groupements artisanaux.
Au départ, les artisans se sont regroupés pour contrer l'arrivée des constructeurs de maisons individuelles. Ces derniers proposaient des services complémentaires pour la réalisation de plans, de permis de construire, de recherche de crédits et bien entendu la réalisation et le suivi des chantiers. Les artisans ne manquaient pas de travail mais il y avait beaucoup de constructions qu'ils ne détectaient pas. La réponse à ce mouvement a été le groupement avec la création d'un service commercial. La SOCOBAC fédère tous les corps d'état et garantit un prix, une qualité et un délai sur l'ensemble d'un projet. Ce qui n'est pas possible au niveau individuel. La SOCOBAC permet également de capter, de conserver et de développer le marché local. Parce qu'un prospect capté par une grande société ne reviendra jamais aux entreprises locales. Depuis le départ, le marché de la SOCOBAC est composé de particuliers à 90% environ, de professionnels et de marchés publics. Les activités de rénovation et de construction sont équitablement réparties à 50 %. Quelques chiffres : Date de création : 1977 Forme juridique : Société Anonyme Coopérative Nombre de salariés : 7 Président : Christian Chèze Directeur : Daniel Sagne Nombre d'adhérents : 200 CA : 5 M€ Signe distinctif : le client choisit l'artisan avec qui il va travailler Trois bonnes raisons d'adhérer • conserver et développer le marché local • atténuer les fluctuations du marché et maintenir un niveau d'activité égal • un artisan représente une voix. Il conserve le pouvoir sur son entreprise et n'est responsable du groupement qu'à hauteur du capital investi "On consacre beaucoup de temps au client" Des planches à dessin qui débordent de croquis et de plans ? Non, rien de cela. A la SOCOBAC, les dessinateurs projeteurs ont jeté leurs crayons depuis bien longtemps. Dès les années 80, la coopérative a pris le parti de miser sur les technologies modernes, avec des logiciels pour les métrés et les devis dans un premier temps, puis, dès les années 90, avec les logiciels de conception (CAO) et de dessin assisté par ordinateur (DAO). " Aujourd'hui, on consacre beaucoup de temps au client. " explique Daniel Sagne, Directeur de la coopérative depuis son lancement en 1977. " On réalise tous nos projets en 3D avec Allplan, un logiciel professionnel pour les projets d'agrandissement, de rénovation ou de construction. On projette et on anime les structures 3D sur un écran géant. Certaines modifications sont réalisées en direct, avec le client. Le rendu est spectaculaire. " " Aujourd'hui nous avons un nombre stable de 200 adhérents et notre objectif n'est pas de nous développer. Nous voulons continuer d'apporter un vrai service aux adhérents, même si nous avons toujours eu le souci de nous renouveler. Le groupement ne doit pas être une raison d'être. Il doit conforter l'entreprise et n'apporter qu'une partie du chiffre d'affaires. Au delà de 30 %, nous considérons que l'entreprise peut être mise en danger. La SOCOBAC peut être considérée comme un apporteur d'affaires pour l'artisan. Une situation qui est valable dans le sens inverse puisque les artisans font remonter des besoins d'intervention sur des chantiers ou des projets. Et puis la SOCOBAC a acquis un certaine notoriété mais continue de participer aux différents salons, à être présente sur internet. Les anciens clients, et c'est très bon signe, sont aussi de très bons prescipteurs. " A propos de l'adhésion, le Président Chéze la définit comme " un acte volontaire de l'artisan. La réponse est soumise à la décision du conseil d'administration. La souscription de capital est de 240 € et le droit d'entrée de 120 €. Nous allons prochainement travailler sur les nouveaux marchés relatifs aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables. On s'est engagés à être au dessus de la norme thermique RT 2005 afin d'avoir une vision globale d'un projet avec l'aménagement dans le temps. Peut-être lancerons nous un label éco, comme l'ont fait la Capeb et la Fédération du bâtiment. " Contact : Socobac 105, av. Victor Hugo - 19000 Tulle 05 55 26 21 82 [www.socobac.com]url:http://www.socobac.com 2 - La SCAP pour les artisans plombiers
La SCAP (Société coopérative des artisans plombiers) est un groupement d'achats exclusivement réservé aux artisans plombiers chauffagistes et électriciens. Elle assure l'approvisionnement, le stockage et la distribution des appareils thermiques, sanitaires, électriques et de fournitures générales sur la Corrèze et les départements limitrophes. Les adhérents sont détenteurs du capital social et, comme dans toutes les coopératives, les décisions sont prises de manière collégiale, un homme valant une voix. Depuis quelques mois, la SCAP s'est installée à Favars dans de vastes et très fonctionnels locaux. Une toute nouvelle salle d'exposition est sur le point d'être lancée sur place. Les professionnels adhérents pourront y inviter leurs clients, proposer des prestations concrètes en matière de salles de bains par exemple. Le showroom pourrait servir à la SCAM (la coopérative des maçons et plâtriers qui a fourni le carrelage) à faire la démonstration de ses produits et savoir-faire. Cet outil d'aide à la décision pourrait être le point de départ du rapprochement souhaité par le Président Treille. Un rapprochement qui permettrait l'interaction entre toutes les structures coopératives afin de réaliser de nouvelles économies d'échelle en termes de moyens, de communication et pourquoi pas de bâtiments. A l'étage, dans un tout nouvel espace d'accueil de 100 m2, la SCAP organise des réunions techniques, des formations avec ses fournisseurs et lance régulièrement des discussions sur les produits, les normes, les énergies ...
Quelques chiffres : Date de création : 1992 Forme juridique : Société Anonyme Coopérative Nombre de salariés : 5 Président : Jean-Michel Treille Directeur : Jean-Louis Petitpas Nombre d'adhérents : 40 CA : 2 Me Signe distinctif : à l'écoute des besoins et attentes de ses adhérents
Jean-Michel Treille et Jean-Louis Petitpas devant les locaux flambant neufs de la coopérative à Favars.
"Des grossistes ! Et alors ? "
"On nous a dit " vous êtes des grossistes!" Et alors ? On est là pour ça, non?" explique avec vigueur le Président Jean-Michel Treille. " La coopérative, c'est le service achat de l'entreprise artisanale. Elle permet de réduire les charges à leur minimum." Pour le Directeur Jean-Louis Petitpas, au-delà des prix négociés, une coopérative doit inévitablement avoir un stock important : " La SCAP propose de 50.000 à 100.000 références de grandes marques alignées sur 1.000 et bientôt 2.000 m2. Nous adhérons à l'ORCAB Cédil, une coopérative de coopératives qui mène une politique d'achat nationale. En ce moment, nous migrons nos logiciels pour permettre aux adhérents d'intégrer les codes, les prix et les photos des produits dans leurs devis tout en consultant l'état du stock en temps réel via internet. Nos adhérents sont livrés franco de port directement sur les chantiers deux fois par semaine minimum. Et les produits sont emballés sur des palettes. " Un détail qui n'en n'est pas un pour Jean-Michel Treille : " Nos salariés ne perdent plus de temps à préparer le matériel. Tout est prêt ! Ils passent eux-mêmes les commandes. " Ravi d'intégrer les plus jeunes entreprises de la région, le Président réaffirme être " persuadé que les jeunes feront la coopérative de demain. " La coopérative leur tend donc les bras. Et puis, les 3000 euros nécessaires à l'adhésion sont récupérés rapidement sur les commandes à prix négociés. Mieux, les parts sociales sont reversées à la fin et sont valorisées chaque année. Certains ont déjà multiplié par 20 leur capital de départ... Et ça, c'est un peu " la cerise sur le gâteau. " Trois bonnes raisons d'adhérer • Les prix négociés permettent de bénéficier de conditions d'achat très avantageuses • La garantie d'un circuit de distribution exclusivement réservé aux professionnels • C'est aussi un lieu de rencontres, d'échanges, de partage et de formation Contact : SCAP 19 Les alleux, 19330 Favars 05 55 26 22 65 [www.scap19.com]url:http://www.scap19.com 3 - La SCAM : pour les maçons et les plâtriers
La SCAM est une Société coopérative artisanale d'achat de matériaux et de matériels créée en 1984 et basée à Malemort. Au départ, une vingtaine de maçons, poussés et aidés par la Chambre de métiers et les organisations professionnelles, décident de créer une coopérative d'achat. Leur ambition est simple : offrir des matériaux au même (bas) prix à tous les adhérents. Sans subir les tarifs " à la tête du client ", sans avoir les mêmes prix que les particuliers. Pas assez nombreux pour monter leur propre structure, les plâtriers rejoignent rapidement les maçons. Aujourd'hui, les coopérateurs ont réussi un beau pari : pérenniser l'une des trois seules coopératives de gros oeuvre en France.
Trois bonnes raisons d'adhérer • être plus forts ensemble • être le propre négociant de ses matériaux • les bénéfices sont récupérés chaque année par les adhérents Quelques chiffres : Date de création : juillet 1984 Nombre de salariés : 3 Forme juridique : Société Anonyme Coopérative Directrice : Nathalie Bressy Président : Christian Coste Nombre d'adhérents : 42 CA : 2,6 Me Signe distinctif : l'esprit équipe
Nathalie Bressy, Directrice aux côtés du nouveau Président Christian Coste, artisan plâtrier à Cosnac.
"L'artisan est son propre négoce ! "
Pour le Président Coste, la SCAM, "c'est un peu une famille. On est des collègues plutôt que des concurrents. On va dans la même direction. Avant on ne se disait parfois même pas bonjour, aujourd'hui on se donne des tuyaux, c'est complètement différent." "L'adhésion se fait souvent en parrainage", explique Nathalie Bressy, la Directrice. Les adhérents sont les meilleurs, et les seuls, commerciaux de la SCAM. Les dossiers d'adhésion sont proposés et examinés en conseil d'administration. Les entreprises doivent être saines et avoir 2 ans d'existence minimum (même si des dérogations sont possibles). Le capital est de 3200 euros par adhérent. Cette somme est entièrement reversée à la sortie du groupement lors du départ en retraite (ou pour toute autre raison). Tous les ans, la totalité du bénéfice est reversée aux adhérents au prorata du chiffre d'affaires généré par ceux-ci dans la coopérative. L'artisan est son propre négoce, son propre patron." " Et puis, le choix des produits est collégial." renchérit Christian Coste. " En général, les artisans utilisent les mêmes. Mais, si un adhérent veut un produit spécifique, on le fait entrer dans le stock. On ne commercialise que des produits normés, de très haute qualité. " " Le stock est évalué à environ 270.000 euros et s'étale sur environ 5000 m2. " précise Nathalie Bressy. Des locaux désormais trop étroits que la SCAM, propriétaire des lieux, envisage de déménager. " On livre les matériaux directement sur le chantier dans un rayon d'environ 100 km pour 3% du prix unitaire. Les prix négociés permettent de récupérer rapidement (une année en général) le capital de départ. La SCAM permet d'obtenir un avantage d'environ 10% sur les prix du marché. " Christian Coste explique que "les adhérents ont une totale confiance en la coopérative et sa directrice qui négocie en leur nom. En faisant partie de l'ORCAB, la SCAM est assurée d'avoir les meilleurs prix sur de très nombreuses références. Pour nous tenir informés, nous organisons des réunions techniques sur les réglementations, les normes avec des démonstrations de produits." Contact : SCAM 62, av. de Balzac, 19360 Malemort 05 55 92 05 45 4- CAP Bois et Toit : pour l'achat du bois et de la couverture
La coopérative d'achat des professionnels du bois et de la toiture CAP Bois et Toit est spécialisée dans l'achat du bois et de la couverture pour les artisans. Créée en fin d'année 2007, elle est composée de menuisiers, agenceurs, ébénistes, charpentiers et couvreurs. Elle apporte à ses adhérents une offre globale et mutualise la force d'achats. Ses adhérents bénéficient de nombreux avantages parmi lesquels l'accès à un stock permanent de matériaux, une aide à la logistique, l'accès à des services techniques et, bien entendu, des tarifs négociés.
Quelques chiffres : Date de création : décembre 2007 Nombre de salariés : 6 Forme juridique : Société Anonyme Coopérative Directrice : Martine Blondel Président : Jérôme Jeoffre Nombre d'adhérents : 50 CA prévisionnel : 3 Me Signe distinctif : l'union de ses adhérents Trois bonnes raisons d'adhérer • améliorer la performance des hommes • obtenir la force, l'indépendance et l'autonomie • assurer la pérennité et la reconnaissance de l'artisanat
Le Président Jérôme Jeoffre, artisan menuisier à Brive avec Martine Blondel, Directrice de la coopérative.
On travaille à l'envers des négociants !
Pour le Président Jérôme Jeoffre, " la coopérative, c'est la preuve que les artisans sont capables de travailler la main dans la main. De se rassembler tout en gardant leurs différences. Et cela, dans un monde de plus en plus individualiste. " Martine Blondel, la Directrice, précise que la toute jeune coopérative " CAP Bois et Toit adhère (elle aussi) à l'ORCAB qui regroupe près de 40 coopératives en France. Etre sous la même effigie, ça nous donne un poids national pour négocier les matériaux. Chaque coopérative est indépendante et les artisans coopérateurs décident localement des produits qu'ils veulent acheter. " Jérôme Jeoffre renchérit : " On travaille à l'envers des négociants. La pyramide est inversée et ce sont les artisans qui décident. Ce sont eux, les clients, qui créent la demande. " Alors, pour entrer dans la coopérative, l'entreprise doit être saine et ne pas être composée de plus de 50 personnes. Même si les plus petites entités sont légion. La demande est étudiée en conseil d'administration et une personne vaut une voix dans les processus de décision. Ainsi, l'esprit coopératif ferait également évoluer les hommes : " on constate déjà des différences de comportement parmi nos adhérents, surtout sur les chantiers. Les artisans se saluent et pensent au collègue qui va travailler après eux... " explique Jérôme Joffre avant de préciser que " la livraison des matériaux se fait sur tout le département et dans les départements limitrophes. Chaque adhérent est livré franco de port une fois par semaine minimum et plus rapidement si c'est urgent. " Contact : CAP Bois et Toit Route d'Objat, 19240 Varetz 05 55 17 01 99 5- Les centres de gestion : le CECA 19
Les organismes de gestion agréés (OGA) ont pour mission d'assurer la promotion du civisme fiscal et la sincérité des déclarations des revenus professionnels. Ils apportent une aide à la gestion, une analyse de la situation économique et financière de l'entreprise. À cet égard, la réforme de la profession comptable prévoit que d'ici le 1er janvier 2009, les missions fiscales et d'aide à la gestion, d'une part, et de tenue de la comptabilité, d'autre part, devront s'exercer au sein de structures distinctes afin qu'une séparation claire soit faite entre les OGA et les membres de l'ordre des experts-comptables. (source : senat.fr) Ainsi, les centres de gestion tels que nous les connaissons vont trés rapidement changer de forme. Ils deviendront des Associations de Gestion et de Comptabilité (AGC) afin d'exercer les missions de tenue de comptabilité. Les responsables des AGC seront autorisés à exercer la fonction d'expert-comptable.
Les Associations de gestion et de comptabilité (AGC) ont pour vocation de tenir la comptabilité des artisans, commerçants, professions libérales, associations… dans les mêmes conditions et avec les mêmes exigences de qualité et de garantie que les experts comptables libéraux. Le CECA 19 accompagne les adhérents dans la création d'entreprise, l'aide au choix du statut juridique, l'établissement des comptes annuels et des déclarations fiscales, la reprise, l'acquisition et la transmission d'entreprise. Il apporte des conseils en matière de comptabilité et fiscalité, gestion, juridique, organisation administrative, formation, paie, social et informatique.
Quelques chiffres : Date de création : courant 2008 Initialement Centre de gestion agréé et habilité de 1977, modifié en Association de gestion et de comptabilité. Forme juridique : association de loi 1901 Nombre de salariés : 12 Président : Christian Lavent Directeur : Nicole Freygefond Nombre d'adhérents : 340 Signe distinctif : disponibilité et conseil à tout moment. Trois bonnes raisons d'adhérer • une gestion d'entreprise suivie • des conseils vraiment personnalisés • une expérience de 30 ans auprès des entreprises artisanales "Nous accompagnons 340 entreprises" " Le Centre d'économie et de gestion de l'Artisanat corrézien a été créé en 1977 à l'initiative de la Chambre de Métiers de la Corrèze et des organisations professionnelles du secteur. J'ai été la première salariée du centre et, depuis, l'équipe s'est étoffée pour atteindre 12 personnes. Nous accompagnons 340 entreprises et assurons le suivi de tous les corps de métiers. Nous avons d'ores et déjà entamé nos démarches de transformation dans le cadre de la réforme de la profession comptable, et il faut l'avouer, c'est un travail de longue haleine. Notre dossier de transformation en Association de gestion et de comptabilité devrait être finalisé courant juillet. " Contact : 8 avenue Alsace-Lorraine, 19000 Tulle et 29 av. Jean Jaurès à Brive 05 55 29 95 80 Tulle 05 55 18 25 70 Brive Le Centre de gestion agrée CEGA 19
Le Centre de gestion agréé de l'artisanat exerce des missions fiscales et d'aide à la gestion des entreprises artisanales. Il est né de la réforme de la profession comptable en 2008. Il fournit à ses adhérents tous services en matière de gestion, notamment dans le domaine de l'assistance technique et de la formation. A la demande du Président Lavent, l'artisanat a mis en place son propre centre de gestion agréé, dans le souci du maintien de la qualité du service auprès des adhérents.
Quelques chiffres : Date de création : 2008 Forme juridique : association de loi 1901 Nombre de salariés : 1 Président : Eugéne Charageat Directeur : Adriano Maury Nombre d'adhérents prévisionnel : 300 Signe distinctif : en cours de création Trois bonnes raisons d'adhérer • éviter la majoration de 25 % de la base imposable • réduction d'impôts de 915 e pour frais de tenue de comptabilité • déduction des salaires du conjoint si celui-ci travaille comme salarié dans l'entreprise dans la limite du Smic Contact : CEGA 19 29 av. Jean Jaurès à Brive 6- Le CGAHBP : le Centre de gestion de la boulangerie pâtisserie
Créé par la Chambre patronale de la boulangerie pâtisserie il y a 30 ans, le Centre de gestion agréé habilité de la boulangerie pâtisserie (CGAHBP) exerce une fonction de gestion mono-professionnelle. Une situation singulière justifiée par les nombreuses particularités de la profession de boulanger pâtissier. Les missions du Centre de gestion commencent au moment de l'installation (conseils, études prévisionnelles, dossiers bancaires...) et se matérialisent principalement par la tenue comptable du dossier de l'entreprise mais aussi son traitement social. Un aspect rendu très particulier par la formation des apprentis, le travail de nuit, les jours fériés ou encore le dimanche. Pour cela, le Centre de gestion réalise les fiches de paie, les déclarations sociales périodiques et annuelles, les contrats de travail, et accompagne les entreprises dans les procédures disciplinaires et parfois de licenciement. Le centre émet des conseils appropriés en matière de gestion d'entreprise, selon des indicateurs qui lui sont propres, notamment lors du rendez-vous bilan. Le centre de gestion est une antenne départementale du centre national de la boulangerie pâtisserie situé à Paris.
Trois bonnes raisons d'adhérer • Pour le conseil, qui dépasse la simple mission comptable • Pour éviter la majoration de 25% de la base imposable • Pour être en règle et gagner en tranquillité d'esprit Quelques chiffres : Date de création : 1978 Forme juridique : association Nombre de salariés : 5 Président : Daniel Vignal Directrice : Florence Blanc Nombre d'adhérents : 75 Signe distinctif : spécialisé dans la boulangerie et de la pâtisserie. Contact : CGAHBP 82, av. Georges Pompidou, 19100 Brive-la-gaillarde 05 55 23 46 51 7- Aartaxi : pour atteindre de nouveaux marchés
Unique en France, l'association des artisans taxis de la Corrèze (Aartaxi) a été créée en 2000 pour permettre aux artisans de se positionner de façon collective sur les marchés publics. Des marchés auxquels les adhérents taxis ne pouvaient pas répondre de manière individuelle pour des raisons administrative mais aussi organisationnelle. Aujourd'hui, Aartaxi génère près de 500.000 e de chiffre d'affaires en prestations de transport scolaire pour les collectivités, de transport de personnes à mobilité réduite mais aussi de transport collectif. Devenir adhérent est relativement simple. Outre le parrainage de 5 collègues, l'agrément de l'Assemblée générale, une période probatoire de 12 mois est nécessaire. Le nouveau membre doit s'acquitter d'un droit d'entrée de 600 e, puis, annuellement, d'une cotisation symbolique de 30 e. L'association fonctionne avec les remises sur les courses taxi de chaque adhérent. Chacun des membres reste libre de travailler en dehors du groupement et peut se positionner individuellement sur un appel d'offres. Notons que l'association est un organisme de formation continue agréé depuis 2007 et dispense donc des enseignements professionnels dans ses locaux ou sur d'autres sites. Enfin, Aartaxi commercialise des prestations administratives au GIE Allo Brive Taxi. Composé de 19 entreprises, le groupement d'intérêt économique a été créé en 1981 autour d'une technologie de communication tout à fait nouvelle à l'époque. Aujourd'hui, le GIE génère près de 350.000 e de chiffre d'affaires et répond également à des appels d'offres pour les artisans de Brive, à des consultations mais aussi des commandes de particuliers ou d'entreprises.
Quelques chiffres : Date de création: 2000 Forme juridique : association de Loi 1901 Nombre de salariés : 2 Président : Christian Lavent Nombre d'adhérents : 50 entreprises (près de 200 véhicules) CA : 500.000 € soit 18.000 courses Signe distinctif : Aartaxi est le seul groupement de taxis en France. 100% des clients sont en compte. Trois bonnes raisons d'adhérer • accéder aux marchés publics sans contrainte administrative • l'assurance d'avoir du travail et de ne pas être écarté par des grands groupes • faire partie d'une structure reconnue, échanger avec des professionnels
Le Président Christian Lavent entouré de Laetitia et Corinne, salariées d'Aartaxi
"Une association unique en France"
"Notre premier réflexe du matin, c'est de collecter les appels d'offres dans le journal" explique Christian Lavent. "Aartaxi est l'intermédiaire entre le donneur d'ordres et les adhérents qui exécutent les courses. Mais, si regrouper des artisans pour défendre une profession est relativement facile, se rassembler pour partager "le gâteau" l'est beaucoup moins. Il faut dire que parfois, certains ont un plus gros appétit. Par contre, si une structure comme Aartaxi ne se positionne pas sur ces marchés départementaux ou inter-départementaux, l'artisan ne pourra pas répondre ni assurer des prestations quotidiennes de manière individuelle. Certains adhérents ont beaucoup de travail, d'autres sont plus disponibles. Alors, Aartaxi assure une certaine régulation et même un chiffre d'affaires (jusqu'à 60%, NDLR). Nous avons mis en place une méthode de travail qui nous rend tous à la fois solidaires et responsables à l'intérieur du groupement." L'association exporte d'ailleurs son expertise : "On vient de répondre à des appels d'offres qui s'étendent sur la Creuse, la Haute-vienne et un peu sur l'Indre avec nos collègues de ces départements." Quant au projet Attali, l'action de l'organisation professionnelle nationale a permis de le stopper net. Et, d'après le Président Lavent, "nous ne verrons pas de déréglementation de la profession. Même si, les très grandes villes n'échapperont pas à l'augmentation du nombre de taxis d'ici à la fin de l'année." Contact : Aartaxi 120-122 rue Pierre Chaumeil, 19100 Brive 05 55 18 03 20 Mardi 8 Juillet 2008
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