******** BIENVENUE SUR LE WEBZINE DE L'ARTISANAT EN CORREZE


Vendredi 30 Juillet 2010
Actualités

Un Bac + 2 pour les artisans !


Homologué au niveau III, c’est à dire bac + 2, le Brevet de Maîtrise Supérieur est le diplôme le plus élevé de la filière des métiers de l’artisanat. Depuis avril dernier, et pour la première fois, les cours sont dispensés sur le site du CFA des 13 Vents à Tulle. Nous y avons rencontré 14 stagiaires chefs d’entreprise, enseignants et salariés de l’artisanat corrézien à la motivation effrénée. Ils ont choisi la voie de l’excellence professionnelle et de la valorisation sociale.



Un Bac + 2 pour les artisans !
"Mon objectif, c’est d‘enseigner et bien sûr d’être chef d’entreprise". Pour Delphine Lentiez, 24 ans et responsable salariée d’un salon de coiffure à Tulle, tout est clair. Avec 2 apprentis à former, et une très forte envie de "rester dans le coup", elle repousse les limites de l’apprentissage. Alors, évidemment, s’engager dans une formation de 2 ans, cela implique de "prendre sur son temps libre". Mais, si la satisfaction personnelle est grande, l’enjeu est de taille : "prouver que l’on peut avoir un bac + 2
dans l’artisanat".

Ainsi, qu’ils soient salariés, chefs d’entreprise ou encore enseignants, les motivations profondes à la préparation du diplôme ont en commun un très fort désir de reconnaissance sociale. Pour Laurent Pascal, 29 ans, co-gérant d’une société de serrurerie métallerie et automatisation de fermetures à Brive, "c’est une façon d’aller au maximum, parce que tout repose sur le triptyque diplôme – expérience - savoir-faire. Pour un banquier, un fournisseur ou un client, un diplôme de niveau bac + 2, c’est parlant et c’est très rassurant". Ce que confirme volontiers Sandrine Raynaud, 22 ans, salariée en coiffure à Ussel : le diplôme a un rôle social, le bac ne suffit plus ! Aujourd’hui, son employeur lui demande souvent des conseils en lien avec sa formation et lui accorde plus de confiance. Une façon de se préparer à la création du salon de coiffure dont elle rêve depuis toujours. Olivier Paléro, quant à lui, est un jeune artisan maçon carreleur. Installé depuis deux ans à Chamboulive, le Brevet de Maîtrise en poche, il souhaite développer son entreprise au moyen de
connaissances accrues, notamment en gestion. A leurs côtés, les autres candidats sont boulangers, bouchers, pâtissiers, menuisiers ou mécaniciens… C’est dire si les motivations sont variées !

Retenons que la formation, qui s’adresse aux chefs d’entreprises développeurs ou aux professionnels qualifiés ayant à conduire des projets de développement, connaît le succès depuis son lancement à Limoges en 2003. Plus proche de vous, le CFA des 13 Vents de Tulle accueille désormais les candidats au B.M.S. tous les lundis.

Pour qui ?

* les chefs d’entreprise confirmés soucieux d’améliorer la compétitivité et la qualité de leur entreprise.
* les professionnels désireux d’évoluer vers des responsabilités de gestion et d’encadrement au sein de l’entreprise.

Conditions d'accès

Etre titulaire d’un diplôme professionnel de niveau IV (Brevet de Maîtrise…).

5 modules

Un Bac + 2 pour les artisans !
450 heures en 2 ans
> stratégie d’entreprise (120h)
> développement de projet (80h)
> module professionnel (190h)
> atelier informatique (20h)
> atelier langue (40h)


Mardi 19 Juillet 2005
Lu 882 fois



Nouveau commentaire :

Votre message sera validé par notre modérateur avant publication. Merci de votre commmentaire.

Dans la même rubrique :