Artisanat, Trait d'Union, le magazine de l'ARTISANAT en CORREZE
Trait d'Union, Trait d'Union,
Artisanat en Corrèze : Trait d'Union, le magazine de l'ARTISANAT en CORREZE

Chambre de Métiers

Le mot de l’élu : Evelyne Bousquet



artisan coiffeur à Brive, Membre élue à la CMA, Présidente de la Commission des formations



Le mot de l’élu : Evelyne Bousquet
Elle aime
- la convivialité
- l’honnêteté
- les sensations fortes : la moto, la vitesse…
 
 
Elle n’aime pas
- les prétentieux
- les flegmatiques…
- les sports aquatiques

Quel regard portez vous sur l’artisanat ?
Pour moi, la vie des villes et villages s’articule autour des artisans. Une commune sans artisan, c’est une commune sans vie et les artisans créent du contact, de la convivialité, du lien entre les habitants. Nous vivons dans une société de plus en plus individualiste alors que nous devrions revenir à de vraies valeurs sociales de partage, de rencontres, d’échanges. J’ai beaucoup d’espoir dans l’artisanat qui reste la première entreprise de France. A condition que les artisans et leurs salariés continuent de s’adapter et de se former professionnellement, techniquement bien sûr mais aussi à de nouvelles méthodes de gestion de l’entreprise, à l’informatique…
 
Comment se porte l’artisanat sur Brive ?
Mes collègues artisans me font savoir qu’ils ont du travail mais que c’est très irrégulier et imprévisible. Les modes de consommation sont en train de changer. Les clients veulent tout et tout de suite. Le service doit être instantané et ils ne supportent plus d’attendre. Certains tentent même de négocier les prix. Alors, la situation est fragile mais je veux croire à la reprise. 
 
Et l’activité de la coiffure ?
Notre métier évolue lui aussi et je dirais qu’actuellement, on est plus dans la recherche de l’hygiène que de l’esthétique. Certains nous disent que les soins et les services (coloration, mèches…) coûtent cher. Ils veulent du basique, espacent leur rythme de passage au salon (actuellement 3 mois entre 2 visites contre 2 précédemment). De plus, des services low cost risquent de se déployer dans nos villes moyennes avec une coupe simple sans shampoing pour un prix défiant toute concurrence… Parallèlement, les entreprises ont quand même des difficultés à former des apprentis alors que la demande reste soutenue de la part des jeunes. 


Mercredi 16 Octobre 2013
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